Brest : Une saisie “record” de cannabis découverte dans une cellule de la prison
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir
Des stupéfiants d’une quantité considérable ont été retrouvés à l’intérieur de la maison d’arrêt de Brest, ce qui a conduit à l’intervention du parquet. Selon une source proche de la prison, il s’agirait d’une saisie “record”.
Le mercredi 12 juillet 2023, dans l’après-midi, des enquêtes ont été menées à la maison d’arrêt de Brest suite à la découverte de 80 g de cannabis et de plusieurs téléphones portables dans la cellule d’un détenu. Ces investigations ont ensuite conduit à la fouille de la cellule d’un autre détenu, actuellement condamné à deux ans de prison pour trafic de stupéfiants.
Comme le relate Ouest-France, la fouille a révélé une surprise : environ 500 g de cannabis, sous forme de résine ou de fleurs, ont été découverts. Ces stupéfiants étaient prêts à être étiquetés, des autocollants à cet effet ayant été trouvés. Sur l’un de ces autocollants, le nom “El Chapo”, surnom d’un célèbre narcotrafiquant international, était inscrit. Trois téléphones portables ont également été saisis dans la cellule.
Le parquet a été immédiatement informé de la situation en vue d’ouvrir une enquête. À l’intérieur de la maison d’arrêt, le prix du gramme de cannabis est nettement plus élevé que à l’extérieur, atteignant jusqu’à 25 €.
Il convient de noter qu’une découverte plus importante de cannabis avait déjà été réalisée à la maison d’arrêt il y a plusieurs mois, lorsque les agents pénitentiaires avaient saisi 800 g de drogue. Cependant, ces stupéfiants n’avaient pas été retrouvés dans une cellule, mais à l’extérieur des bâtiments.
Selon les informations du quotidien régional, l’approvisionnement en drogue à l’intérieur de la maison d’arrêt serait facilité par des projections provenant de l’extérieur, au-delà des murs de l’établissement. Il arrive parfois que les surveillants ou les gendarmes parviennent à intercepter ces projections avant les détenus, mais ce n’est pas systématique. De plus, les caméras de surveillance enregistrant les mouvements des détenus dans les cours de promenade seraient actuellement hors service.