Val-de-Marne : Une professeur en médecine nucléaire du Kremlin-Bicêtre se venge en supprimant 4500 fichiers stratégiques de l’hôpital
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Une femme de 43 ans sera jugée devant le tribunal de Créteil pour ses actions. Selon l’enquête, elle aurait cherché à se venger après avoir été informée de la fin de son contrat à durée déterminée à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.
La vengeance peut être un puissant moteur, comme en témoigne l’affaire récente impliquant une professeure en médecine nucléaire. Cette femme a été placée en garde à vue dans les locaux de la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire de Paris. Comme le relate Le Parisien, elle est soupçonnée d’avoir supprimé des fichiers stratégiques et confidentiels sur le serveur de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre en décembre 2022, alors qu’elle était encore employée dans cet établissement.
L’histoire commence il y a plus d’un an, lorsque la femme, âgée de 43 ans, apprend que son contrat à durée déterminée au sein du service de médecine nucléaire de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre ne sera pas renouvelé. Pour se venger, elle utilise ses codes d’accès au système et supprime définitivement 4 550 documents confidentiels et stratégiques, essentiels pour la traçabilité des équipements de l’établissement.
Lors de son interrogatoire, la femme, qui a depuis trouvé un emploi à La Réunion, a nié catégoriquement les accusations portées contre elle. Selon une source proche du dossier, les preuves montrent pourtant que la suppression des fichiers a été effectuée depuis son compte personnel avec ses identifiants et son code.
Malgré cela, la professeure persiste dans ses dénégations et prétend qu’elle était chez elle ce jour-là. Cependant, le service des ressources humaines a confirmé sa présence sur les lieux et les données de localisation téléphonique ont également démontré sa présence. Elle a été remise en liberté en attendant son procès devant le tribunal correctionnel de Créteil le 11 mars 2024.