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Vaulx-en-Velin : Un policier visé par un tir de fusil hier soir lors des émeutes témoigne

·La rédaction ⏱ 3 min
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Dans la nuit de vendredi à samedi, la ville de Lyon et sa métropole ont été le théâtre de violentes émeutes, lors desquelles des policiers ont été visés par des tirs de fusil à grenaille. Ces incidents témoignent d’une escalade inquiétante de la violence, mettant en danger la vie des forces de l’ordre et soulignant l’insuffisance de leur matériel de défense.

Au sein de la cité du Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin, des policiers du groupe de sécurité de proximité (GSP) ont été particulièrement visés par ces tirs. Le journal Le Parisien a recueilli le témoignage d’un policier. Thierry, un gradé expérimenté du GSP, a décrit en détail les événements au Parisien. “C’était à la vie à la mort.

Après les coups de feu, nous étions obligés de reculer et prendre la fuite, nous avons été obligés d’utiliser deux fois, à tir tendu, un Cougar (une arme qui lance des grenades lacrymogènes) pour sauver notre peau, avec le risque d’arracher la tête d’un émeutier”. Bien que Thierry ait été touché aux jambes par les plombs, il n’a pas été blessé. Cependant, quatre de ses collègues ont dû être hospitalisés après avoir été touchés aux bras, aux cuisses et au visage.

“C’était du plomb mais cela aurait pu être de la Brenneke (cartouche de chasse) et nos boucliers ne nous auraient pas protégés, cet individu pouvait nous tuer sur place”, a confié Thierry. Il exprime sa préoccupation en déclarant : “Ils cherchent à nous faire très mal. Nos vies sont menacées et nous nous retrouvons en légitime défense pour tirer. Ça peut mal finir”. Thierry explique qu’il était crucial de protéger les écoles et les crèches qui risquaient d’être incendiées.

Ils se sont retrouvés face à une soixantaine d’émeutiers armés de mortiers qui les prenaient pour cible. Il mentionne le cas d’un jeune homme derrière un muret, dont il n’a pas vu le tir. “Il a tiré sur nous au fusil de chasse avec des balles à grenaille. (…) Des collègues ont été blessés, l’un au visage, sa pommette a été arrachée, il était en sang, un plomb a failli lui crever l’œil”.

Malgré l’arrivée de renforts, le tireur est parvenu à s’enfuir en tirant en l’air, puis il a circulé à moto en tenant l’arme à la main, restant insaisissable. “On n’est pas à armes égales. Nos moyens de défense sont ridicules face à leurs tirs de mortiers. Nous disposons seulement de grenades lacrymogènes et de Lanceurs de balles (LBD) dont l’impulsion a été récemment revue nettement à la baisse”, déplore Thierry.

Ce policier expérimenté souligne la situation qui était hors de contrôle. Malgré les événements de la nuit précédente, Thierry et ses collègues non blessés seront de nouveau sur le terrain ce soir. “Il est hors de question que je m’arrête, même s’il va y avoir une appréhension”.

La rédaction

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