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Nuit de violences urbaines en France : pillages, dégradations et agressions contre les forces de l’ordre. 249 policiers et gendarmes blessés

·La rédaction ⏱ 5 min
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La France a été le théâtre d’une nuit marquée par une nouvelle flambée de violences urbaines, caractérisée par des dégradations massives, des pillages et des agressions perpétrées contre les forces de l’ordre. Les incidents, qui se sont étendus à travers tout le territoire, ont conduit à l’interpellation de plus de 600 individus, selon les informations communiquées par le ministre de l’Intérieur.

Face à l’ampleur de ces violences, des mesures de restrictions ont été mises en place dans plusieurs communes, tandis qu’une cellule de crise présidée par le Président Emmanuel Macron sera mise en œuvre pour tenter de contenir la situation.

Au cours de cette nuit de violences urbaines qui s’est propagée dans tout le pays, de nombreux actes de vandalisme ont été recensés, ainsi que des pillages et des attaques visant les forces de l’ordre. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a annoncé que pas moins de 667 personnes ont été interpellées sur l’ensemble du territoire, soulignant avoir donné des instructions fermes pour réprimer ces actes. “Cette nuit, nos policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont fait face, avec courage, à une violence rare”, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Des sources policières révèlent que de nombreux individus arrêtés sont jeunes, voire très jeunes. “Certains ont entre 12 et 14 ans, tandis que d’autres se situent entre 16 et 20 ans”, précise-t-on. Les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur indiquent que 249 policiers et gendarmes ont été blessés lors de ces violences urbaines.

La préfecture de police de Paris a également fait part de 307 interpellations dans la capitale, où neuf pompiers et policiers ont été blessés. Les actes de violence ont touché de nombreuses régions et villes. À Paris, des pillages ont été signalés en premier lieu à Châtelet-les-Halles, où quinze personnes ont été arrêtées, ainsi que sur la rue de Rivoli. “Nous avons été débordés par les appels et le nombre de groupes d’émeutiers très mobiles”, a confié un gradé de la préfecture de police.

En banlieue parisienne, un dépôt de bus a été incendié à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), entraînant la destruction d’une douzaine de véhicules. Un début d’incendie a également été signalé à la mairie de Clichy-sous-Bois. De nombreux commerces ont été pillés à Montreuil, Épinay-sur-Seine et Évry (Essonne), où le maire a rapporté que le commissariat a été attaqué à trois reprises au cours de la nuit. Des émeutiers ont réussi à pénétrer dans un centre commercial avec un camion, pillant et incendiant celui-ci. Plusieurs commissariats ont également été pris pour cibles, notamment à Meaux et à Villeparisis. À Sevran, le magasin Action a été pillé puis incendié, subissant des dommages irréparables. À Neuilly-Plaisance, le poste de police municipale a été réduit en cendres. À Ivry-sur-Seine, une armurerie a été saccagée. En début de soirée jeudi à Nanterre, lors d’une marche blanche en hommage à Nahel M., une agence bancaire du Crédit Mutuel a été incendiée.

La ville de Marseille a également été le théâtre de violences urbaines, avec 56 personnes interpellées et 38 policiers blessés. Les policiers de l’antenne du RAID ont été mobilisés. Les dégradations et les pillages se sont multipliés dans la ville. À Reims, un commissariat a été pillé, tandis qu’à Nantes, un magasin Lidl a été attaqué à la voiture-bélier avant d’être dévalisé. À Roubaix, un hôtel a été incendié, mobilisant les policiers de l’antenne du RAID de Lille. À Lille, la mairie de Wazemmes a été la proie des flammes.

À Strasbourg, un policier du syndicat Alliance Police Nationale a indiqué que 66 véhicules ont été incendiés. Plusieurs personnes ont été interpellées, et les policiers de l’antenne du RAID ont été déployés. Des violences ont également éclaté à Dijon, où neuf policiers ont été légèrement blessés, selon les informations de France Bleu.

De nombreux incendies ont été allumés, tout comme dans la Saône-et-Loire. “Les villes de Mâcon, Le Creusot, Montceau-les-Mines et Chalon-sur-Saône ont été le théâtre d’affrontements entre forces de l’ordre et fauteurs de troubles, qui ont mis le feu à des poubelles et des véhicules”, a indiqué la préfecture dans un communiqué. À Poitiers, deux postes de police ont été incendiés, de même qu’un centre commercial. De nombreux magasins ont été pillés et deux distributeurs automatiques de billets ont été détruits, selon des sources policières. À Oyonnax, des individus ont été filmés en train de tirer en l’air avec une arme à feu. Des violences urbaines ont également été signalées à Lyon, Rennes, Toulouse, Bordeaux, Rouen, Blois, Limoges et Tourcoing.

Jeudi, plusieurs communes ont annoncé la mise en place de couvre-feux, tandis que la région Île-de-France a annoncé l’arrêt des tramways et des bus à 21 heures.

Face à cette situation critique, le Président Emmanuel Macron présidera une nouvelle réunion de crise à 13 heures ce vendredi, pour la seconde fois en 48 heures. Bien que se trouvant actuellement à Bruxelles pour un sommet européen, le chef de l’État prendra personnellement les mesures nécessaires pour tenter de rétablir l’ordre dans le pays.

La rédaction

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