Narbonne : En voiture, équipés d’un gyrophare de police, ils arrêtent un véhicule et aspergent les passagers avec un extincteur
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirNarbonne, le 20 juin – Deux jeunes majeurs ont été traduits en justice devant le tribunal correctionnel de Narbonne. Les prévenus, âgés d’une vingtaine d’années, étaient accusés de consommation de drogues illicites. En outre, le premier d’entre eux était également poursuivi pour le vol d’un extincteur, tandis que le second était accusé de conduite sans permis, d’utilisation abusive d’un gyrophare de police et de violence avec usage ou menace d’une arme.
Les faits remontent à la nuit du vendredi 6 au samedi 7 janvier 2023, dans la commune de Bizanet, où les deux jeunes hommes se trouvaient en compagnie d’un mineur. Ils avaient emprunté illégalement le véhicule d’un parent et s’étaient engagés sur une route de campagne. Aux alentours de 2 h 30 du matin, alors qu’il faisait nuit noire, ils ont croisé une voiture qu’ils ont décidé d’intercepter.
Une victime, présente lors de l’audience, a témoigné : “Lorsque nous avons aperçu le gyrophare, nous avons d’abord pensé qu’il s’agissait de la gendarmerie”, a-t-il expliqué. “Nous avions l’intention de nous arrêter un peu plus loin, mais ils ont insisté, notamment en faisant des appels de phare. Nous avons donc stoppé plus tôt.” Il a ajouté : “Quand ils sont arrivés à notre niveau, notre conductrice a abaissé la vitre.”
C’est à ce moment-là que le mineur a utilisé l’extincteur, dérobé par le deuxième prévenu, pour asperger les occupants de la voiture interceptée, avant de continuer leur route en vidant l’extincteur. “Au début, nous avons pensé qu’ils utilisaient une bombe lacrymogène”, a ajouté la victime. “Nous ignorions leurs intentions, peut-être voulaient-ils nous voler la voiture ?”
Les avocats de la défense ont plaidé l’immaturité de leurs clients et ont affirmé que ces derniers “n’avaient eu pour seul dessein que de s’arroser mutuellement”. Cependant, cette version n’a pas convaincu le tribunal, qui a prononcé une condamnation à l’encontre du conducteur.
Celui-ci écope de six mois de prison avec sursis pendant deux ans, ainsi que d’une mise à l’épreuve. Il est également tenu d’effectuer un stage de citoyenneté, de réparer les dommages causés aux parties civiles et de verser les amendes dues au trésor public.
Une interdiction de possession d’armes soumises à autorisation est également prononcée à son encontre pour une durée de trois ans. Enfin, il devra verser 500 euros à chaque victime en guise de préjudice moral.
Quant au deuxième prévenu, il est condamné à 35 heures de travail d’intérêt général à effectuer dans un délai de 18 mois, sous peine de trois mois de prison en cas de non-exécution. De plus, il est tenu de payer une amende de 300 euros au trésor public.