En intervention, un policier contraint d’ouvrir le feu sur un chien d’attaque à Grande-Synthe
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirCe mercredi, un individu de Grande-Synthe a comparu devant la justice pour possession d’une arme prohibée et pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre des policiers. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 3 mars, alors que l’individu partageait quelques verres avec un jeune homme d’origine turque. En repartant, le Turc a dérobé son véhicule. L’individu est parti à sa recherche.
Dans sa quête pour retrouver le jeune homme, l’individu s’est rendu à deux reprises chez les parents présumés du voleur, sans succès. Frustré, il a alors récupéré un revolver dans son garage et est sorti de son appartement avec son chien d’attaque, un American Staffordshire Terrier. Il prétendait simplement vouloir promener son chien et lui permettre de faire ses besoins. Malgré les tentatives de dissuasion de sa compagne, celle-ci a finalement contacté la police pour signaler le vol de la voiture.
L’individu est retourné ensuite chez les parents du jeune Turc, mais ceux-ci, constatant qu’il était armé, ont immédiatement alerté les autorités. Une poursuite à pied a alors commencé dans le parc du Moulin à Grande-Synthe. Au cours de la poursuite, l’individu a finalement perdu son arme sans s’en servir. Confronté à l’encerclement par les policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), il a proféré des menaces de mort et incité son chien à attaquer les agents. Malheureusement, l’un des policiers a été mordu au genou et à la cuisse par l’animal.
Pour neutraliser le chien, un policier a été contraint d’utiliser son arme à feu, tirant une balle dans la gorge de l’animal et une autre dans sa patte. Blessé, le chien s’est réfugié près de son maître, mais a finalement été euthanasié ultérieurement. L’individu estime que cette situation tragique aurait pu être évitée. Il affirme qu’il était en fuite et n’a pas cherché le contact direct avec les policiers. Il attribue les insultes et les menaces proférées à l’émotion qui l’a submergé dans ce moment de panique.
L’avocat de l’individu a soulevé des questions concernant les actions des forces de l’ordre. Il a produit un certificat médical attestant que son client a reçu trois coups de matraque alors qu’il était à terre, aux côtés de son chien agonisant. Le substitut du procureur a souligné que le chien était classé dangereux et aurait dû être muselé dans les lieux publics. De plus, il a rappelé que l’individu n’était pas autorisé à posséder un chien d’attaque en raison de son casier judiciaire, qui comportait vingt-trois condamnations.
En conclusion, le tribunal a rendu son verdict et condamné l’individu à une peine d’un an de prison, dont six mois ferme, avec un mandat de dépôt immédiat. Cette affaire met en lumière les conséquences tragiques qui peuvent découler de l’utilisation d’armes illégales et des comportements agressifs envers les forces de l’ordre. De plus, elle soulève des interrogations sur les mesures de sécurité liées à la possession de chiens dangereux.