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Un chef de la police soupçonné de donner des congés pour chaque migrant arrêté

·La rédaction ⏱ 2 min
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Un haut gradé de la police espagnole fait l’objet d’une enquête interne à la suite de soupçons selon lesquels il aurait fixé des jours de repos en fonction du nombre de migrants arrêtés. La ville d’Irun, située à la frontière avec la France, est au cœur de cette affaire.

L’instruction émise par le chef de la brigade de contrôle aux frontières consistait à accorder des jours de repos compensatoires en fonction du nombre de personnes migrantes arrêtées chaque semaine. Selon cette directive, aucun jour de repos n’était accordé en cas d’absence d’arrestation, tandis que deux jours étaient attribués pour une arrestation, quatre jours pour deux arrestations et cinq jours pour dix arrestations.

Cependant, peu de temps après avoir été émise, cette instruction a été annulée. Néanmoins, une enquête interne a été ouverte par la police espagnole le mercredi suivant. Cette enquête sera menée par la Direction générale de la police nationale. Comme le relate Le Parisien, les sources policières ont confirmé que des documents relatifs à cette affaire ont été publiés et dénoncés par le syndicat de police Jupol sur Twitter.

L’ONG Irungo Harrera Sarea, principale organisation de soutien aux migrants au Pays basque espagnol, a exprimé sa préoccupation face au fait que des policiers puissent être récompensés pour l’arrestation de migrants. La frontière entre la France et l’Espagne est régulièrement le théâtre de tentatives de traversée par des migrants africains qui passent par l’Espagne, considérée comme l’une des principales portes d’entrée de l’immigration clandestine en Europe. La France a renforcé ses contrôles à cette frontière depuis 2019 et a fermé certains points de passage.


Un rapport publié par plusieurs ONG en mai dernier a révélé qu’au moins douze personnes avaient perdu la vie à cette frontière entre janvier 2021 et décembre 2022, dont certaines en tentant d’échapper aux contrôles policiers. La Coordination d’actions aux frontières intérieures (Cafi), qui inclut notamment Amnesty International et Médecins du Monde, a dénoncé ces décès. Les autorités françaises ont également signalé qu’en 2022, cinq réseaux de trafic d’êtres humains avaient été démantelés dans la région du Pays basque français et que 144 passeurs avaient été jugés.

La rédaction

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