Rennes : Non-lieu prononcé après la mort de Babacar, neutralisé par un policier
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirAprès une instruction judiciaire de sept ans et demi, le juge d’instruction en charge de l’affaire de la mort de Babacar Gueye a prononcé un non-lieu, déclarant que le policier de la brigade anticriminalité qui avait tiré sur lui avait agi en état de légitime défense.
Babacar Gueye, un jeune Sénégalais âgé de 27 ans, avait été tué par balle dans le quartier de Maurepas à Rennes en décembre 2015. Les policiers présents sur les lieux ont déclaré que la victime, armée d’un couteau, avait été “menaçante”.
Après l’échec de l’utilisation d’un pistolet à impulsion électrique, l’un des policiers avait tiré cinq fois sur Babacar Gueye, affirmant que l’homme s’était rapidement relevé et avait continué à se rapprocher d’eux avec le couteau à la main.
Depuis ce jour, les proches de Babacar Gueye ont lutté pour faire entendre leur voix, estimant que la vie du policier n’était pas menacée par le comportement du jeune homme. Selon sa famille, Babacar était en proie à une “crise de démence” au moment des faits. La police avait été appelée dans l’immeuble du square Guy-Ropartz par des habitants qui avaient entendu des bruits.
Lorsque les policiers sont arrivés, Babacar, qui était chez un ami, s’était blessé en se tailladant les abdominaux avec un couteau. Il était ensuite sorti de l’appartement avec le couteau en main.
Une enquête pour “tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique” avait été ouverte par le parquet, mais avait été classée sans suite en juillet 2016, tout comme une enquête menée par l’IGPN, la police des polices.
L’année dernière, le procureur de la République avait requis un non-lieu dans cette affaire, estimant que le policier avait agi en état de légitime défense en tirant sur Babacar Gueye.
Le parquet avait cité l’expertise balistique qui avait confirmé la version des policiers. Me Frédéric Birrien, l’avocat du policier, a déclaré que ce non-lieu était un soulagement pour son client et que c’était ce qu’il plaidait depuis le début.
Ce non-lieu pourrait mettre fin à la procédure judiciaire, sauf si les parties civiles décident de faire appel. Ils ont jusqu’à dix jours pour le faire.
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