Opération Wuanbushu à Mayotte : L’intervention de la CRS 8 dans les bidonvilles est très compliquée
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L’opération Wuambushu s’avère très difficile pour les hommes de la CRS 8 envoyés sur place pour ramener le calme à Mayotte.
Les choses ne se passe pas comme prévu en raison de plusieurs problèmes, notamment l’expulsion des immigrants clandestins. Les journalistes d’Europe 1 ont accompagné l’unité spécialisée dans le maintien de l’ordre en milieu urbain, aux abords d’un bidonville à Mayotte.
Bien que les ports des Comores aient été rouverts, la situation reste tendue sur le terrain. Dans ce contexte, l’opération policière se poursuit avec la destruction des premiers bidonvilles. Contrairement aux rues dégagées de la métropole, les policiers sont confrontés à la dense végétation tropicale de la jungle.
Malgré la réouverture des ports, les expulsions ne peuvent pas encore reprendre car la compagnie maritime assurant la liaison entre Mayotte et les Comores a suspendu les rotations jusqu’à nouvel ordre. La densité du terrain est un autre défi pour la brigade.
Un policier explique chez Europe1 “On a très peu de visibilité sur les îles, sur les ennemis. Ça arrive de partout”. Ces derniers jours, la mission de la CRS 8 consiste à protéger un village proche de Tsoundzou, considéré comme l’un des points chauds de Mayotte. Après plusieurs jours de conflits avec des jeunes habitants du bidonville voisin, le calme devrait revenir vendredi après-midi.
Le commandant de l’unité reste cependant très vigilant, “Dimanche dernier, on s’est rudement fait prendre à partie sur le secteur où nous sommes actuellement”. Lui et sa brigade sont prévus de rester encore trois semaines avant d’être relayés par d’autres membres de la CRS.
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