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Oise : Il menace de mort sa femme au téléphone, une gendarme se trouve au bout du fil…

·La rédaction ⏱ 3 min
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Ce jeudi, un résident de Lacroix-Saint-Ouen a été condamné à une peine de 5 mois de prison ferme. Agé de 43 ans, il a proféré des menaces téléphoniques à l’encontre de sa femme qui avait déposé une plainte auprès de la gendarmerie.

La scène se déroulant à Lacroix-Saint-Ouen (Oise) mardi dernier peut être qualifiée de flagrant délit. Une femme de 36 ans s’est présentée à la brigade de gendarmerie à 17 heures pour porter plainte contre son conjoint de 43 ans. Comme le relate Le Parisien, face à une gendarme, la plaignante a décrit les injures incessantes et le harcèlement téléphonique dont elle était victime chez elle, ainsi que les menaces de mort de plus en plus fréquentes proférées par son mari.

Au moment où la plaignante exprimait son désarroi, son téléphone a sonné. Elle a choisi de répondre et s’est retrouvée en communication avec son mari. Après avoir informé celui-ci qu’elle se trouvait à la gendarmerie, une gendarme a pris le téléphone pour tenter de le raisonner. Cependant, le conjoint a persisté dans ses menaces, malgré le fait qu’il était conscient de l’identité de son interlocuteur. La compagnie de Compiègne a précisé que l’homme avait proféré des menaces de mort envers sa femme, la qualifiant de “p…e”, et annonçant son intention de la tuer cette nuit-là.

L’homme semblait déterminé et les menaces qu’il avait proférées étaient prises au sérieux. Les militaires ont donc immédiatement entrepris des recherches pour le localiser. La femme, quant à elle, s’est rendue chez sa famille pour se mettre en sécurité après avoir déposé plainte. Les autorités ont découvert que l’homme se trouvait chez sa sœur à Jaux, situé à quelques kilomètres de là, mais ils étaient contraints de respecter l’heure légale pour intervenir au domicile d’un particulier, qui avait déjà été dépassée à ce moment-là (21 heures). Par conséquent, ils ont choisi de revenir sur les lieux à 6 heures le lendemain matin. L’individu était toujours présent et a été interpellé, puis placé en garde à vue. Face aux preuves accablantes, il n’a eu d’autre choix que de reconnaître les faits qui lui étaient reprochés.

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Ce jeudi, l’homme a été présenté devant le tribunal de Compiègne où il a comparu en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) dans le bureau du procureur de la République. Le magistrat a décidé de révoquer un mois de prison qui avait été suspendu à la suite d’une condamnation antérieure. Au final, l’accusé a été condamné à une peine de dix mois de prison, dont quatre fermes sous surveillance électronique. Pendant une durée de deux ans, il devra suivre une thérapie psychologique et n’aura pas le droit de reprendre contact avec la victime ou de retourner à son domicile, sous peine de voir sa peine de sursis convertie en peine de prison ferme.

La rédaction

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