Savoie : Il vole et viole une chienne. Un individu condamné à quatre ans de prison ferme
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe quadragénaire, déjà condamné à de multiples reprises pour des faits de violence, dont un sur une autre chienne en 2020, a nié les faits. Pourtant, le vétérinaire a constaté « une inflammation de la vulve et un œdème vaginal » de cette chienne de 12 ans, qui va mieux selon ses maîtres.
Ce lundi, un homme âgé de 43 ans a été condamné par le même tribunal à une peine de quatre ans de prison ferme. Il était poursuivi pour « atteinte sexuelle sur un animal domestique » et « mauvais traitements », rapporte le Journal le Dauphiné Libéré. Pour la deuxième fois de sa vie, il lui est interdit de détenir un animal.
L’individu aurait donc volé et violé une chienne de 12 ans, de race samoyède. La chienne avait été dérobée le 15 septembre dernier. L’individu était interpellé cinq jours plus tard, suite à Sun signalement.
Lors de son interpellation, le 20 septembre la chienne était découverte dans la cave de son domicile, sans fenêtre, avec une gamelle vide et « un quignon de pain sec ». Sur le chemin du commissariat, le suspect avait alors fait une déclaration qui avait marqué les fonctionnaires : « Les chiens sont des démons qui violent les femmes et les enfants avant de les mordre, ils doivent subir le même sort ! ».
L’animal a été examiné par un vétérinaire. Outre des signes de maltraitance, le professionnel avait constaté « une inflammation de la vulve et un œdème vaginal permettant de suspecter, sans pouvoir attester, qu’il y ait eu pénétration ».
Des accusations que le quadragénaire a niées en bloc, préférant imputer le vol à un autre homme avec lequel il partageait son squat. « Ce n’est pas moi qui ai commis des actes sexuels sur ce chien. Ça ne va pas la tête ? Ce n’est pas possible. Et je ne suis pas un psychopathe pour maltraiter les chiens et leur taper dessus !, a-t-il assuré lors de son procès. Je suis innocent ».
Au total, avec 24 condamnations « majoritairement pour des violences », il a déjà passé 20 ans de sa vie derrière les barreaux. Le procureur répétait aussi la « dangerosité criminologique » du prévenu, souhaitant s’appuyer sur l’avis du psychiatre considérant qu’il était « plus adapté à la prison qu’à l’hôpital spécialisé où il effrayait les patients et agents lors de ses hospitalisations ».
Selon l’expert psychiatre mandaté, le prévenu né en 1979 à Chambéry, aurait une « personnalité psychopathique ». Le quotidien régional précise que les propriétaires de la chienne Flicka ont indiqué qu’elle s’était « remise ». « Elle va bien, heureusement, et son état psychologique est redevenu normal », selon les maîtres.