Colomiers : Il frappe sa femme devant un véhicule de police
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe 22 juillet dernier, les policiers Tarbais ont assisté à une scène particulièrement violente alors qu’ils circulaient en ville. Dans le véhicule qui les précédait, un couple se dispute à tel point que la voiture tangue.
La femme finit par descendre et affirme être victime de violences e la part de son compagnon. L’homme, un réfugié politique Afghan âgé d’une trentaine d’année comparaissait pour ces faits, devant le tribunal correctionnel.
Au tribunal, la présidente plante le décor : “Vous êtes marié avec une femme qui est restée en Afghanistan. En France, vous avez été en couple avec une autre compagne, dont vous êtes séparé et avec qui vous avez eu un enfant puis vous avez eu une relation avec la victime avec laquelle vous étiez en couple depuis un an et demi. Sur les faits qui se sont déroulés en juillet dernier, ce sont les policiers eux-mêmes qui ont remarqué une dispute dans le véhicule qui circulait devant le leur. Madame sort de la voiture et explique que son compagnon lui a mis un coup de poing en raison d’une scène qu’elle lui aurait fait suite à un appel de son ex-compagne. Elle racontera en audition qu’il lui a mis plusieurs gifles pendant qu’elle conduisait et quand elle a constaté que les policiers étaient derrière, elle en a profité pour sortir. Vous, vous dites que c’est faux“.
En effet, l’homme nie les faits : “On est partis au restaurant, il était fermé alors on a décidé d’en trouver un autre. Mon fils m’a appelé, ça l’a énervée et elle roulait très vite. Elle n’était pas d’accord que je parle à mon fils, elle s’est mise des gifles, s’est tiré les cheveux, a tapé sur le volant, elle s’est tapé le visage toute seule“
La présidente est dubitative par rapport aux déclarations du prévenu qui n’a jamais évoqué en audition une telle scène : “Bien-sûr ! Et quand Madame déposait à l’arrière du véhicule, vous vous êtes approché d’elle et vous avez tenté de lui tirer les cheveux“. La aussi, il a une explication tout autre : “Non, ce n’est pas possible je voulais juste lui faire une caresse à la main“.
La Procureure requiers 6 mois de prison avec un sursis probatoire de 2 ans, une obligation d’effectuer un stage pour les auteurs de violences conjugales (CPCA) ainsi qu’une interdiction d’entrer en contact avec sa victime.
Reconnu coupable, l’homme a été condamné à 6 mois de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans, une interdiction de paraître au domicile de la victime et l’obligation de suivre le parcours du CPCA explique le journal La Dépêche.