Besançon : Le magistrat qui proposait le viol de sa fille de 13 ans sur des sites libertins, n’ira pas en prison

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Illustration Pxhere

Un ancien magistrat de Dijon a été jugé en appel à Besançon lundi 3 octobre. L’homme, qui avait appelé sur internet à violer sa fille mineure, a vu sa peine allégée à deux ans de prison avec sursis. 

Un ancien magistrat de Dijon qui avait proposé à des internautes de violer sa fille de 13 ans a vu en sa peine allégée par la cour d’appel de Besançon, ramenée à deux ans de prison avec sursis.

Vice-président du tribunal judiciaire de Dijon au moment des faits, radié depuis de la magistrature, ce père de trois enfants avait proposé sur des sites libertins des relations sexuelles avec sa fille de 13 ans entre octobre 2019 et juin 2020, sans toutefois passer à l’acte.

En première instance, le tribunal correctionnel de Besançon avait condamné l’homme de 57 ans à deux ans de prison, dont un ferme, pour “instigation à la corruption de mineur non suivie d’effet” et pour “instigation à commettre un viol et une agression sexuelle sur mineur non suivie d’effet”. Il avait fait appel.

Dans son arrêt rendu jeudi, la cour d’appel l’a reconnu coupable de ce premier chef, mais l’a relaxé pour les faits d'”instigation à commettre un viol et une agression sexuelle sur mineur non suivie d’effet” en raison d’un problème de qualification pénale. Elle a ramené sa peine à deux ans de prison, entièrement assortis du sursis probatoire avec obligation de soins.

L’affaire avait démarré en octobre 2019 lorsque l’utilisateur d’un site libertin avait signalé qu’un homme proposait d’associer sa fille, âgée alors de 12 ans, à des ébats sexuels avec sa femme. Sans antécédent judiciaire ni problème d’addiction, le magistrat avait reconnu avoir écrit ces messages mais évoquait des “fantasmes (…) jamais concrétisés”. Sa proposition n’avait pas été suivie d’actes et son épouse, également magistrate, avait été mise hors de cause à l’issue de sa garde à vue. Il avait également transmis des photos de sa fille en maillot de bain sur un site libertin.

À la suite de cete affaire, le père de famille a été révoqué par le conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) en juillet 2021, sanction disciplinaire la plus lourde qui puisse être prononcée à l’encontre d’un magistrat. Son pourvoir avait été rejeté par le Conseil d’Etat en avril.

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zebut le bel
zebut le bel
11/10/2022 11:13

Faut pas faire d’un “cas grave” une “généralité” !Il y a des “personnes malveillantes” dans ce pays qui voudraient bien voir le “pouvoir des juges” tomber en disgrâce !Des “extrémistes de droite” anti-républicains …###

Millares
Millares
11/10/2022 09:24

Surpris..?????

ESTEB
ESTEB
10/10/2022 18:41

AFFAIRE PITOYABLE……………………………A CAUSE D UN HOMME PITOYABLE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

larouille
10/10/2022 17:14

Des juges qui jugent l’un des leurs…
C’est un peu comme si le CNPF jugeait un chef d’entreprise auteur d’une “indélicatesse” de l’un de ses salariés.
Les loups ne se bouffent pas entre eux.
CQFD

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