Photo de montagne

Drame à Arcachon : L’ancien numéro 2 du GIGN s’est donné la mort

© Page facebook : Kevin Bonkendorf Photographie

Jean-Pierre Picon, 74 ans, ancien numéro 2 du GIGN au moment de l’affaire d’Ouvéa en 1988, s’est donné la mort, mardi 23 août, sur le bassin d’Arcachon.

Il était l’un des figures du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) qu’il avait quitté en 1996. Le lieutenant-colonel Jean-Pierre Picon est décédé, mardi 23 août, près de son domicile sur le bassin d’Arcachon. L’ancien officier s’est donné la mort par arme à feu.

Jean-Pierre Picon, originaire des Landes, avait intégré en 1971 l’escadron parachutiste 9/11 de la gendarmerie nationale devenu l’escadron parachutiste d’intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN).

Promu adjudant et chef de groupe en 1981, il avait ensuite rejoint le GIGN en 1982. Ses qualités humaines et son sens du devoir étaient reconnus au plus haut niveau de la hiérarchie de la gendarmerie nationale.

Alors capitaine en 1985, Jean-Pierre Picon était à la tête de l’unité du GIGN qui avait neutralisé en Nouvelle-Calédonie le leader indépendantiste Éloi Machoro lors d’une prise d’otage. En 1988, le capitaine Picon avait été l’un des protagonistes de l’affaire de la grotte de Gossanah à Ouvéa, dans le nord de l’île, selon “L’Essor de la gendarmerie”.

Le 22 avril 1988, quatre gendarmes avaient été tués à la brigade de Fayoué par un commando indépendantiste. D’autres gendarmes avaient été pris en otage dans la grotte de Gossanah, jusqu’à leur libération le 5 mai suivant, lors d’une opération qui avait coûté la vie à 19 indépendantistes et deux militaires.

Lors de l’épisode de la grotte, le capitaine Picon et cinq autres gendarmes du GIGN avaient retrouvé leur supérieur le commandant Philippe Legorjus retenu par les indépendantistes alors que celui-ci tentait de nouer une négociation. Jean-Pierre Picon était resté comme otage avec ses hommes et avait été libéré lors de l’assaut.

De retour de Nouvelle-Calédonie, Jean-Pierre Picon avait intégré le groupe d’instruction du Groupement spécial de sécurité et d’intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN). « C’était un militaire qui avait de très grandes valeurs, tant au plan professionnel qu’humain », souligne le général Ghislain Réty, actuel patron du GIGN.

Jean-Pierre Picon, retiré en Gironde, s’était investi dans le monde judiciaire où il occupait des fonctions auprès du tribunal judiciaire de Libourne. Ses obsèques seront célébrées cette semaine.

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