Lot-et-Garonne : Deux ans jour pour jour après la mort de la gendarme Mélanie Lemée, la reconstitution des faits
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Dans le Lot-et-Garonne, le juge d’instruction supervisait avec la procureure de la République Manuella Garnier la reconstitution des instants qui ont coûté la vie à la jeune gendarme Mélanie Lemée. Les faits s’étaient produits le 4 juillet 2020.
C’était en début de soirée. Ce jour-là, une Renault Clio fait face à un barrage avec herse dressée par la gendarmerie. En fuite il cherche à échapper à son interpellation. Dans son véhicule se trouvent 160 grammes de cocaïne. L’individu âgé de 26 ans refuse d’obtempérer et fonce sur le barrage.
Il percute de plein fouet la gendarme Mélanie Lemée. La vitesse estimée du véhicule au moment du choc est d’environ 140, 160 km/h. Touchée aux jambes, Mélanie ne survivra pas. Le chauffard tente de prendre la fuite à pied après le choc mais sera rattrapé par les forces de l’ordre.
Âgé de 26 ans, il est en détention provisoire depuis le 6 juillet 2020. C’est un récidiviste déjà condamné en mai 2017.
Mélanie Lemée, championne de Judo, avait 25 ans. Elle a reçu la Légion d’honneur à titre posthume. Le 11 juillet 2020, une marche blanche avait réuni plus de 2000 personnes sur les lieux du drame.
En 2021, les gendarmes donnent son nom à la caserne Valence, qui abrite le groupement départemental de la gendarmerie nationale.
Cette reconstitution des faits est l’un des derniers actes de procédure du dossier d’instruction. En fonction des éléments de l’enquête, le chauffard peut être renvoyé devant la cour d’assises pour homicide volontaire rapport le journal La Dépêche.