đ«đ· Toulouse : SoupçonnĂ©e dâapologie du terrorisme, une fichĂ©e S refuse de retirer son niqab pour entrer dans le commissariat
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUne femme ĂągĂ©e de 40 ans et fichĂ©e S a Ă©tĂ© condamnĂ© pour outrages et violences sur personne dĂ©positaire de lâautoritĂ© publique. Elle avait refusĂ© de retirer son niqab alors quâelle se rendait dans un commissariat afin dâĂ©marger dans le cadre dâun contrĂŽle judiciaire. Elle Ă©tait soupçonnĂ©e dâapologie du terrorisme.
Le 20 juillet dernier, cette mĂšre de famille ĂągĂ©e de 40 ans devait se rendre au commissariat de Bellefontaine Ă Toulouse. Comme chaque semaine, elle venait Ă©marger dans le cadre de son contrĂŽle judiciaire sâagissant dâune affaire prĂ©sumĂ©e dâapologie du terrorisme. Encore en cours dâinstruction, ce dossier Ă©voque la dĂ©tention dâimages de propagande djihadiste faisant notamment rĂ©fĂ©rence Ă Daesch.
Mais ce jour-lĂ , elle se prĂ©sente en niqab, un voile intĂ©gral portĂ© traditionnellement dans les milieux rigoristes de lâislam. Le policier qui filtrait les entrĂ©es dans le commissariat lui a alors demandĂ© de se mettre en rĂšgle avant dâentrer. Le ton est montĂ© et la femme a forcĂ© le passage, contraignant le policier Ă faire usage de la force pour lâarrĂȘter. Lors de son arrestation, la femme tentera dâarracher le masque de protection du policier.
Ce nâest pas la premiĂšre fois que la femme est confrontĂ© aux forces de lâordre Ă cause de son niqab. En 2018, elle Ă©tait dans la rue avec ses enfants lorsque la police municipale lui avait demandĂ© de retirer son voile intĂ©gral, proscrit dans la rue comme dans lâensemble des lieux publics. Elle avait alors traitĂ© les forces de lâordre de « chiens de mĂ©crĂ©ants ». Par ailleurs, elle avait dĂ©jĂ tenté par le passĂ© un dĂ©part vers la Syrie avec ses quatre enfants.
Pour ces nouveaux faits, elle sera condamnĂ©e Ă 2 mois de prison ferme quâelle purgera sous bracelet Ă©lectronique rapporte le journal La dĂ©pĂȘche.