đ«đ· Le Havre : Les surveillants rĂ©clament une âmeilleure prise en charge des dĂ©tenus radicalisĂ©sâ
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Un an aprĂšs la violente agression de deux surveillants qualifiĂ©s de âtentative dâassassinat terroristeâ par les syndicats, les surveillants du centre pĂ©nitentiaire du Havre dĂ©noncent âlâimmobilismeâ de lâadministration pĂ©nitentiaire.
Localement, le syndicat UFAP demande Ă lâadministration pĂ©nitentiaire de gĂ©rer les dĂ©tenus incarcĂ©rĂ©s pour des actes de terrorisme dans des quartiers dĂ©diĂ©s. Câest pour eux, âle seul moyen dâĂ©viter les agressions violentes et les phĂ©nomĂšnes dâimitationâ. Le syndicat FO PĂ©nitentiaire le rĂ©clame Ă©galement au niveau national depuis plusieurs annĂ©es maintenant. Ă Paris, lâadministration pĂ©nitentiaire rĂ©pond et met en avant les mesures prises pour relever la sĂ©curitĂ© en prison face Ă des dĂ©tenus terroristes relate Actu.fr.
Il y a un an, au centre pĂ©nitentiaire du Havre, un dĂ©tenu condamnĂ© pour des faits de terrorisme avait agressĂ© des surveillants. Lâhomme, Ă©quipĂ© dâune barre de fer et dâun morceau de verre sâĂ©tait jetĂ© sur les fonctionnaires Ă lâouverture de la porte Ă 7h du matin. Il avait Ă©crit Ă plusieurs reprises âAllah Akbarâ.
âCe quâils ont subi ce matin-lĂ les marquera Ă jamais⊠Nous avons aussitĂŽt demandĂ© des moyens Ă notre administrationâ, indique Billy Dorilas, secrĂ©taire local UFAP. âUne trentaine de dĂ©tenus sur les 630 est aujourdâhui incarcĂ©rĂ©e pour des liens avec des activitĂ©s terroristes au Havreâ, explique le surveillant. âAujourdâhui ces dĂ©tenus sont pris en charge de la mĂȘme façon que les autres. Or, on constate des phĂ©nomĂšnes dâimitations. Des dĂ©tenus radicalisĂ©s entraĂźnent les autres, et ça devient dangereux. Et quand les dĂ©tenus ne veulent pas suivre, alors ce sont eux qui sont en dangerâ. La seule solution, âproposĂ©e Ă maintes reprises par plusieurs syndicats : mettre les dĂ©tenus purgeant une peine pour des actes terroristes ou associĂ©s dans des structures spĂ©cialisĂ©esâ.
Cependant pour lâadministration pĂ©nitentiaire, le niveau de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© relevĂ©. âCâest faux de dire que rien nâa Ă©tĂ© fait, le niveau de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© relevĂ© face aux dĂ©tenus radicalisĂ©sâ, soutient de son cĂŽtĂ© la direction de lâadministration pĂ©nitentiaire Ă Paris. âOn prend trĂšs au sĂ©rieux cette menace, notamment depuis des faits graves tels que CondĂ©-sur-Sarthe (Orne) ou Le Havre.â
Actuellement la France compte 500 dĂ©tenus incarcĂ©rĂ©s pour des faits dâactes de terrorisme ou des condamnations en lien avec des faits de terrorisme. âIls font tous lâobjet dâune Ă©valuation particuliĂšreâ prĂ©cise la direction de lâadministration pĂ©nitentiaire. En fonction de la dangerositĂ©, une rĂ©ponse est apportĂ©e. âPour les plus dangereux, ce sera lâisolement. Ils ne peuvent pas ĂȘtre placĂ©s en cellule avec dâautres dĂ©tenus et ne peuvent pas non plus avoir des activitĂ©s en groupe. â