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đŸ‡«đŸ‡· Le Havre : Les surveillants rĂ©clament une “meilleure prise en charge des dĂ©tenus radicalisĂ©s”

·La rĂ©daction ⏱ 2 min
đŸ‡«đŸ‡· Le Havre : Les surveillants rĂ©clament une “meilleure prise en charge des dĂ©tenus radicalisĂ©s” Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir

Un an aprĂšs la violente agression de deux surveillants qualifiĂ©s de “tentative d’assassinat terroriste“ par les syndicats, les surveillants du centre pĂ©nitentiaire du Havre dĂ©noncent “l’immobilisme” de l’administration pĂ©nitentiaire.

Localement, le syndicat UFAP demande Ă  l’administration pĂ©nitentiaire de gĂ©rer les dĂ©tenus incarcĂ©rĂ©s pour des actes de terrorisme dans des quartiers dĂ©diĂ©s. C’est pour eux, “le seul moyen d’éviter les agressions violentes et les phĂ©nomĂšnes d’imitation“. Le syndicat FO PĂ©nitentiaire le rĂ©clame Ă©galement au niveau national depuis plusieurs annĂ©es maintenant. À Paris, l’administration pĂ©nitentiaire rĂ©pond et met en avant les mesures prises pour relever la sĂ©curitĂ© en prison face Ă  des dĂ©tenus terroristes relate Actu.fr.

Il y a un an, au centre pĂ©nitentiaire du Havre, un dĂ©tenu condamnĂ© pour des faits de terrorisme avait agressĂ© des surveillants. L’homme, Ă©quipĂ© d’une barre de fer et d’un morceau de verre s’était jetĂ© sur les fonctionnaires Ă  l’ouverture de la porte Ă  7h du matin. Il avait Ă©crit Ă  plusieurs reprises “Allah Akbar”.

“Ce qu’ils ont subi ce matin-lĂ  les marquera Ă  jamais
 Nous avons aussitĂŽt demandĂ© des moyens Ă  notre administration“, indique Billy Dorilas, secrĂ©taire local UFAP. “Une trentaine de dĂ©tenus sur les 630 est aujourd’hui incarcĂ©rĂ©e pour des liens avec des activitĂ©s terroristes au Havre“, explique le surveillant. “Aujourd’hui ces dĂ©tenus sont pris en charge de la mĂȘme façon que les autres. Or, on constate des phĂ©nomĂšnes d’imitations. Des dĂ©tenus radicalisĂ©s entraĂźnent les autres, et ça devient dangereux. Et quand les dĂ©tenus ne veulent pas suivre, alors ce sont eux qui sont en danger“. La seule solution, “proposĂ©e Ă  maintes reprises par plusieurs syndicats : mettre les dĂ©tenus purgeant une peine pour des actes terroristes ou associĂ©s dans des structures spĂ©cialisĂ©es“.

Cependant pour l’administration pĂ©nitentiaire, le niveau de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© relevĂ©. “C’est faux de dire que rien n’a Ă©tĂ© fait, le niveau de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© relevĂ© face aux dĂ©tenus radicalisĂ©s”, soutient de son cĂŽtĂ© la direction de l’administration pĂ©nitentiaire Ă  Paris. “On prend trĂšs au sĂ©rieux cette menace, notamment depuis des faits graves tels que CondĂ©-sur-Sarthe (Orne) ou Le Havre.”

Actuellement la France compte 500 dĂ©tenus incarcĂ©rĂ©s pour des faits d’actes de terrorisme ou des condamnations en lien avec des faits de terrorisme. “Ils font tous l’objet d’une Ă©valuation particuliĂšre” prĂ©cise la direction de l’administration pĂ©nitentiaire. En fonction de la dangerositĂ©, une rĂ©ponse est apportĂ©e. “Pour les plus dangereux, ce sera l’isolement. Ils ne peuvent pas ĂȘtre placĂ©s en cellule avec d’autres dĂ©tenus et ne peuvent pas non plus avoir des activitĂ©s en groupe. “

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