🔴 Coronavirus : Situation pour le personnel du ministère de la justice et de la pénitentiaire
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirAprès les annonces du président de la république concernant l’évolution du coronavirus ce jeudi soir, qu’en est-il pour le personnel du ministère de la justice et plus particulièrement de la Pénitentiaire.
Comme l’explique dans un communiqué le syndicat majoritaire de la Pénitentiaire (Force Ouvrière), après une réunion avec la Ministre et l’ensemble des directeurs des services du ministère de la Justice, la situation était la suivante : 345 agents étaient en “quatorzaine” et 2 cas d’agents du ministère dépistés positifs au COVID-19 (Un au Tribunal Judiciaire de Béziers et un autre au Tribunal Judiciaire de Paris). Toujours selon le syndicat, dans la soirée, ils ont été alertés sur un cas confirmé d’une infirmière de la 3ème division du Centre pénitentiaire de Fresnes. Une réunion de crise se tient en ce moment même sur cet établissement.
Face à la situation, le syndicat demande de nouvelles décisions, mais surtout des mesures courageuses pour protéger l’ensemble des personnels, et ainsi tenter d’éviter ou de limiter la propagation de la maladie tout en assurant la sécurité des établissements pénitentiaires. Il demande notamment des mesures urgentes dans les établissements se trouvant dans toutes les zones dites de clusters (le Haut-Rhin, l’Oise, la Corse, le Morbihan, la Haute-Savoie…).
Le syndicat demande des mesures fortes si l’évolution sanitaire le nécessite comme par exemple, réduire l’accès aux établissements pénitentiaires sur l’ensemble du territoire, interdire l’accès aux intervenants extérieurs et donc toute activité encadrée dans les établissements, suspendre les parloirs ou au minimum réduire fortement le nombre de visiteurs et/ou le nombre de tours de parloir. Concernant les promenades, il faut réduire la durée à 1h00 afin de les étaler sur l’ensemble de la journée et de réduire le nombre de détenus au même moment sur une cour de promenade. Limiter et les supprimer quand cela est possible toutes les extractions judiciaires, transferts administratifs non indispensables.
Nul doute que la situation dans les prisons devrait être une priorité pour le ministère de la justice afin de ne pas connaître en France les graves incidents qui se sont déroulés dans les prisons italiennes. Pour rappel, des mutineries ont éclaté faisant plusieurs morts chez les détenus et de nombreuses évasions.