đ«đ· Patrick Balkany se confie sur sa relation avec les autres dĂ©tenus de la prison de Paris-la-SantĂ©
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirJeudi 13 fĂ©vrier, Patrick Balkany a rĂ©pondu aux questions de Bruce Toussaint pour BFMTV alors quâil venait de quitter la prison de Paris-la-SantĂ© ou il Ă©tait incarcĂ©rĂ© depuis 5 mois.
Le maire de Levallois-Perret est revenu sur son incarcĂ©ration et son Ă©tat de santĂ©. Il raconte avoir appris sa libĂ©ration en regardant les informations Ă la tĂ©lĂ©vision.  âJe ne mây attendais plus parce que mes avocats avaient eu six refus avant (de demandes de libĂ©ration, ndlr). Je crois quâils ont compris que jâĂ©tais vraiment malade. Je nâai pas eu dâexplosion de joie. Jâai pris mes affaires, jâai fait mes paquets et puis jâai attenduâ, a-t-il racontĂ©.
En prison, il raconte : Au fur et Ă mesure, je me suis dĂ©gradĂ© physiquement, au point de me retrouver Ă lâhĂŽpital en urgenceâ. Patrick Balkany a perdu 29 kilos. Il se voyait âmourir en prisonâ. Bruce Toussaint est revenu sur le comportement des autres dĂ©tenus envers lui : âJe ne voyais que ceux qui font la tournĂ©e des popotes, qui amĂšnent le dĂ©jeuner et le dĂźner. Les horaires sont un peu dĂ©calĂ©s en prison. Et ceux du linge qui viennent avec les gardiens. Alors ceux-lĂ sont extrĂȘmement gentils. On les appelle les auxiliaires, ils sont choisis parmi les dĂ©tenus qui sont gentils, polis, ils ne sont pas violents.â Il ajoute : âVous savez en prison, vous entendez sans arrĂȘt les coups sur les portes, ceux qui hurlent dâun bĂątiment Ă lâautre, les bagarres incessantes, etc. Ce nâest pas un univers dâenfants de choeur.â
JâĂ©tais ce que lâon appelle un dĂ©tenu protĂ©gĂ©. Quand jâallais au parloir, il y avait un blocage. Câest-Ă -dire que je ne pouvais pas sortir tant quâil y avait des dĂ©tenus dans le couloir. JâĂ©tais escortĂ© par les ELAC, qui sont des types formidables. Câest la police intĂ©rieure de lâadministration pĂ©nitentiaire.â De ses journĂ©es, il raconte quâelles Ă©taient âlonguesâ, aprĂšs avoir âsorti les poubelles Ă sept heures du matinâ, il raconte âbouquiner et regarder la tĂ©lĂ©. Je crois que je commence Ă connaĂźtre le programme de toutes les chaĂźnes par cĆur.â Quant aux promenades, il dĂ©clare que sa santĂ© ne lui permettait pas de sortir. âLa seule chose qui vous sauve : câest mon tĂ©lĂ©phone. Je pouvais avoir mon Ă©pouse autant de fois que je pouvaisâ.Â
Patrick Balkany se trouve maintenant sous contrĂŽle judiciaire. Il a lâinterdiction de quitter le territoire national. Il devra Ă©galement pointer deux fois par mois Ă la gendarmerie.