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🇫🇷 Nîmes : Le détenu renvoyé aux assises pour tentative de meurtre sur un surveillant pénitentiaire

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L’attaque s’était produite en août 2018 à la maison d’arrêt de Nîmes. Quand le surveillant avait ouvert la porte de la cellule, le détenu s’était jeté sur lui, avec un couteau de fabrication artisanale muni d’une lame de rasoir et lui avait trancher le cou.

Le syndicat Force Ouvrier avait diffusé la photo de l’agent sur son lit d’hôpital. Blessé et ouvert sur 8 centimètres. Il avait été opéré et s’était vu poser 11 points de suture.

Le personnel de l’établissement s’était ensuite mis en grève. La Ministre de la Justice Nicole Belloubet s’était rendu sur place afin de rencontrer les agents et proposer des avancés sécuritaires propres à l’établissement de Nîmes qui souffre de surpopulation carcéral.

Il y a quelques semaines un juge d’instruction de Nîmes avait décidé sur la demande de maître Aoudia, l’avocat du mis en cause, de requalifier les faits en “violences avec arme”, une infraction relevant du tribunal correctionnel. Le parquet de Nîmes avait immédiatement fait appel car le procureur avait une lecture différente de la scène considérant qu’il s’agissait de faits criminels.

Ce mercredi 12 février 2020, la chambre de l’instruction vient de donner raison au parquet de Nîmes et a ordonné le renvoi du détenu devant une cour d’assises pour “tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique” et pour des “violences” sur un autre surveillant pénitentiaire.

“Si la chambre de l’instruction a infirmé la décision du juge d’instruction et renvoyé mon client devant les assises je ne peux que le déplorer et le dénoncer. On ne retient pas une qualification criminelle en fonction de la qualité de la victime, estime maître Aoudia. Pourquoi les mêmes faits dans un même laps de temps au préjudice d’un autre détenu ont-ils fait l’objet d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel et que lorsque la victime est un surveillant la qualification est une tentative de meurtre“, interroge la pénaliste nîmoise.

Une source syndicale pénitentiaire se réjouit de son côté du procès à venir devant la juridiction criminelle. “C’est un jeune détenu qui cumule les problèmes en détention. Il a déjà été condamné pour des violences à la maison d’arrêt. Le jour où notre collègue a été blessé il y aurait pu avoir un mort dans nos rangs”, rapporte le surveillant dans le journal ObjectifGard.

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