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🇫🇷 Attentat de Condé-sur-Sarthe : Quand les détenus vivaient leur polygamie en prison

Suite à l’attentat du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe où deux surveillants avaient été poignardés, les déclarations des compagnes des cinq détenus, dont l’auteur de l’attaque, montrent que deux d’entre eux recevaient la visite de leurs épouses, au pluriel, au sein même de l’établissement pénitentiaire.

En exclusivité, Europe1 a pu consulter les déclarations de ces “sœurs d’Alençon”, âgées de 18 à 40 ans et dont la vie tourne autour de leurs maris incarcérés, avec qui certaines ont des enfants. Dans leurs répertoires on retrouve des noms issus d’autres dossiers terroristes, comme Saint-Etienne-du-Rouvray, ou la filière Cannes-Torcy. Le modèle est toujours le même : radicalisé incarcéré, épouse inconnue des services. Tous ces couples se sont formés sur internet. Les hommes, déjà détenus pour certains depuis plusieurs années, se connectent via des téléphones clandestins le soir, dans leur cellule, sur des sites de rencontres communautaires.

Toujours selon Europe1, théoriquement contrôlés, les permis de visite sont accordés sur double demande écrite du détenu et de son proche, et les parloirs familiaux et UVF soumis à plusieurs vérifications d’identité et casiers judiciaires notamment. Mais les détenus s’arrangent avec les règles. “C’est très facile, il suffit qu’il dise que la première, c’est la concubine, la deuxième une amie d’enfance…”, explique à Europe 1 Grégory Ducrocq, délégué FO pénitentiaire à Condé-sur-Sarthe, qui a observé le ballet de jilbeb, le long vêtement porté par certaines femmes musulmanes, devant l’établissement. “La première déposait la deuxième le matin, et elles se relayaient l’après-midi. Le détenu avait parloir le matin et l’après-midi avec deux femmes différentes.”

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