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🇫🇷 Un Gilet-Jaune condamné à 3 ans de prison pour avoir blessé 3 policiers avec une bombe artisanale à Nancy

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Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a condamné un homme de 35 ans à trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Il était poursuivi pour avoir blessé trois policiers dont un grièvement avec un engin explosif artisanal, lors d’une manifestation des Gilets-Jaunes, le 22 décembre 2018. La justice l’a aussi reconnu coupable de dégradations sur deux radars en Meurthe-et-Moselle, avec un autre prévenu, âgé de 31 ans. Ce dernier a écopé de quatre mois de prison avec sursis.

L’agression avait eu lieu lors de la manifestation des Gilets-Jaunes à Nancy le 22 décembre 2018. L’homme avait utilisé un engin explosif artisanal et blessé trois policiers dont un grièvement.

L’engin avait été envoyé à l’aide d’un tube rempli de poudre que le prévenu avait allumé avec une mèche. L’un des trois policiers avait reçu un morceau de métal dans le coude. Grièvement blessé, il n’avait pu reprendre son service que trois semaines plus tard.

C’est par ailleurs le morceau de métal qui avait permis de confondre le suspect, au domicile duquel tous les matériaux utilisés dans la fabrication de l’engin explosif ont été saisis.Le policier le plus gravement blessé présente toujours des séquelles psychologiques, selon son avocate qui évoque son stress et des troubles du sommeil apparus plus tardivement.

Lors d’un contrôle le 2 décembre en marge de la manifestation des Gilets-Jaunes, les enquêteurs s’étaient intéressés à cet homme après la découverte sur lui de pétards et de mortiers d’artifices.

« C’est préparé : on a réfléchi, on a testé pour avoir la bombe artisanale la plus performante, qui pourra blesser le plus de personnes. C’est un procédé personnel qu’il a utilisé », a dénoncé le ministère public à l’audience, avant de requérir une peine de trois ans d’emprisonnement, avec mandat de dépôt.

L’homme, à la barre, a nié les faits. Son avocate a demandé la relaxe. mais le second prévenu l’a pourtant mis en cause. Il a affirmé que le trentenaire lui avait confié avoir visé des policiers « pour leur faire mal ». Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de la République rapporte Actu17.

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