đ«đ· PĂ©nitentiaire : La galĂšre des extractions judiciaires. Audiences annulĂ©es, juges obligĂ©s de se dĂ©placerâŠ
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleLâUnion Syndicale des magistrats a dĂ©noncĂ© le manque de moyens de lâadministration pĂ©nitentiaire qui doit assurer les extractions judiciaires des dĂ©tenus dans son intĂ©gralitĂ© Ă partir du 1er novembre.
Le syndicat a publiĂ© un livre blanc dans lequel il dĂ©nonce le manque de moyens octroyĂ©s Ă lâadministration pĂ©nitentiaire pour assurer les missions dâextraction judiciaire des dĂ©tenus.
Toutes les régions sont concernées par des dysfonctionnements qui conduisent à ridiculiser la justice.
CĂ©line Parisot raconte : âNous avons des collĂšgues qui renoncent Ă demander lâextraction dâun dĂ©tenu et qui vont procĂ©der eux-mĂȘme Ă une audition en dĂ©tention. Il y a eu par exemple une juge dâinstruction de Marseille qui est allĂ© rendre visite Ă un dĂ©tenu Ă Lyon, parce quâil nâarrivait pas Ă le faire venir dans son cabinet. Il y a aussi les dĂ©tenus qui ne peuvent pas ĂȘtre jugĂ©s, en comparution immĂ©diate par exempleâ, poursuit-elle. âĂ Lille, on incarcĂšre quelquâun le vendredi soir, il doit ĂȘtre jugĂ© le lundi et il ne peut pas venir parce que personne ne peut lâemmener. On est quand mĂȘme dans un cas dâagression sexuelle. La victime est prĂ©sente et le tribunal ne peut pas le jugerâ.
Ce qui entraĂźne la remise en libertĂ© du dĂ©tenu, avant dâavoir Ă©tĂ© interrogĂ©. Les syndicats rĂ©clament un audit approfondi des besoins en toute urgence. Europe1
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