đ§đȘ Belgique: LâĂ©tat condamnĂ© Ă indeminer des dĂ©tenus radicalisĂ©s pour leurs conditions de dĂ©tention
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDans certaines prisons belges (Ittres et hasselt) des sections âD-Radexâ ont Ă©tĂ© crĂ©es, elles sont destinĂ©es Ă accueillir les dĂ©tenus considĂ©rĂ©s comme des recruteurs pour les milieux djihadistes.
Les dĂ©tenus âD-Radexâ sont soumis Ă des contraintes particuliĂšres (tĂ©lĂ©phone, parloir, promenades) et Ă un rĂ©gime restrictif du point de vue des possibilitĂ©s de formation, de travail ou dâactivitĂ©s sportives. Comme lâexplique RTBF.Be, pour le juge, âles conditions de dĂ©tention des demandeurs constituent un rĂ©gime de sĂ©curitĂ© particulier individuel (RSPI)â, un rĂ©gime prĂ©vu par le lĂ©gislateur mais qui est dĂšs lors accompagnĂ© dâune sĂ©rie de garanties pour permettre au dĂ©tenu de faire valoir son point de vue Ă toutes les Ă©tapes de la procĂ©dure. Pour le tribunal, la position de principe de lâEtat belge visant Ă considĂ©rer les sections « D-Radex » sous un rĂ©gime de droit commun « a eu pour effet dâexclure de facto les demandeurs du bĂ©nĂ©fice des garanties lĂ©gales liĂ©es au transfĂšrement et au RSPI ». Et le juge dâajouter quâĂ trop envisager la question de la radicalisation en prison de maniĂšre collective, « peut-ĂȘtre lâEtat belge a perdu de vue lâapproche nĂ©cessairement individualisĂ©e de toute mesure de sĂ©curitĂ© particuliĂšre ».
LâĂ©tat belge est condamnĂ© Ă leur verser 1 euro symbolique par jour de dĂ©tention effectuĂ©. Pour le juge, âen lâespĂšce, le transfĂšrement en section âD-Radexâ sans que soient appliquĂ©es les garanties citĂ©es [âŠ] sont contraires Ă la loi de principes et constituent dĂšs lors des fautes dont les consĂ©quences dommageables peuvent ĂȘtre indemnisĂ©esâ.