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🇫🇷 Mont-de-Marsan: Un surveillant et trois détenus jugés pour non-assistance à personne en danger

Trois détenus ainsi qu’un surveillant étaient jugés pour non-assistance à personne en danger. 

Dans la nuit du16 au 17 janvier 2015, un détenu est mort dans sa cellule, après de longues heures à « comater ». Il avait volontairement pris une dose de Suboxone, ce traitement de substitution délivré aux personnes dépendantes des opiacées, c’est un de ses co-détenus qui lui avait donné. Il avait également fumé du cannabis, et pris des psychotropes. À la ronde de 19 heures, l’œilleton de sa cellule est bouché. Comme le veut le protocole, le gradé est appelé sur place. Le détenu réagit à l’eau jetée sur son visage par le premier surveillant et lance un geste façon « laissez-moi dormir ». Consciencieusement, le fonctionnaire, “à la carrière exemplaire, sans faux pas”, inspecte la cellule pour vérifier qu’il n’a pas pris une dose suicidaire de médicaments : rien. Il prévient les autres surveillants qu’il va bien, mais qu’il faut quand même être vigilant. Il vérifie dans un logiciel de l’administration qu’il ne fasse pas l’objet d’une surveillance particulière. À 5 heures du matin, son corps sans vie est découvert.

Le procureur requiert la condamnation à dix-huit mois de prison pour le détenu ayant fournit la dose de Suboxone, pour l’homicide involontaire et la non-assistance, six mois pour les deux codétenus et six mois avec sursis sans inscription au casier judiciaire pour le surveillant.

Sur le chef de non-assistance à personne en danger, le tribunal va finalement relaxer tout le monde, le détenu ayant donné la dose de Suboxone a quant à lui écopé d’une peine de 10 mois de prison supplémentaire. Sud-Ouest

 

 

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