🇫🇷 Bar-le-Duc: Maintenu en détention à tort le détenu se suicide, deux magistrats mis en cause

Le suicide d’un dĂ©tenu par pendaison Ă  la maison d’arrĂŞt de Bar-le-Duc pose questions et deux magistrats sont mis en cause. 

En effet mis en examen en septembre 2014 dans une histoire de violences, placĂ© en dĂ©tention provisoire dans la foulĂ©e, Eric Hager, 49 ans, a Ă©tĂ© jugĂ© le 12 juin 2015 par le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc. Reconnu coupable, il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  24 mois de prison dont 6 mois avec sursis et mise Ă  l’épreuve pendant 3 ans. Mais selon son avocate “Comme le maintien en dĂ©tention n’avait pas Ă©tĂ© prononcĂ© (NDLR : il n’avait mĂŞme pas Ă©tĂ© requis), j’ai indiquĂ© Ă  mon client tout de suite après l’audience qu’il allait sortir de prison le jour mĂŞme”. Souhaitant se faire confirmer cette absence de maintien en dĂ©tention, l’agent du greffe de la maison d’arrĂŞt de Bar-le-Duc se dĂ©place dans le bureau de la magistrate du parquet. PrĂ©sente dans ce mĂŞme bureau, la magistrate qui a prĂ©sidĂ© l’audience prend part Ă  la discussion entre l’agent pĂ©nitentiaire et la parquetière, assure Ă  cette dernière que le maintien en dĂ©tention a bien Ă©tĂ© prononcĂ©.

Alors qu’il prĂ©pare son paquetage pour recouvrer la libertĂ©, Eric Hager est informĂ© qu’il va finalement, contrairement Ă  ce que le tribunal a dĂ©cidĂ©, encore purger de longs mois de prison. « Après un ultime coup de fil dĂ©sespĂ©rĂ© Ă  notre mère », confie Lydia, la sĹ“ur d’Eric, « il s’est pendu dans sa cellule… ». Le Conseil SupĂ©rieur de la Magistrature, s’il a reconnu l’existence d’une faute disciplinaire des deux magistrats, a estimĂ© qu’il n’y avait pas lieu Ă  sanction. Plus d’infos sur l’Est RĂ©publicain

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