đ«đ· Surveillante, dĂ©tenue, femme de dĂ©tenue : la triple expĂ©rience dâAudrey en Prison
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLâhistoire dâAudrey dĂ©marre de façon banale. AprĂšs un an passĂ© Ă lâEcole nationale de lâadministration pĂ©nitentiaire, Ă Agen, la jeune femme de 21 ans devient surveillante pĂ©nitentiaire. Elle choisit dâĂȘtre affectĂ©e Ă la maison dâarrĂȘt de Rouen. En tant que femme, il lui est interdit dâavoir des contacts physiques avec les dĂ©tenus hommes. Audrey ne pratique donc pas les fouilles et subit des remarques de la part de ses collĂšgues masculins.
âIls me reprochaient dâĂȘtre payĂ©es comme eux, mais de ne pas faire tout ce quâils avaient Ă faireâ, tĂ©moigne-t-elle sur le site de lâOIP.
Elle âflasheâ sur Lila
Elle dĂ©cide alors de postuler au centre pĂ©nitentiaire pour femmes de Rennes. La rĂ©ponse est positive. Audrey se sait homosexuelle mais a âtoujours respectĂ© les rĂšgles et la barriĂšre professionnelleâ. âPas question de sĂ©ductionâ, raconte-t-elle. Pourtant, un jour, elle âflasheâ sur Lila, une des dĂ©tenues situĂ©e Ă un Ă©tage quâelle gĂšre pendant trois mois. Une relation sâinstalle : discussions, Ă©changes de petits mots sur des bouts de papier et un baiser.
Audrey sait quâelle ne respecte pas la loi. Elle nâa pas le droit de frĂ©quenter une dĂ©tenue. MĂȘme le tutoiement est interdit. Mais Audrey veille Ă ne pas accorder de privilĂšges Ă Lila. JusquâĂ la veille de son dĂ©part en vacances. AngoissĂ©e Ă lâidĂ©e de ne plus avoir de contact, elle dĂ©pose un tĂ©lĂ©phone portable dans la cellule de sa compagne. Loin et sans nouvelles, Audrey commence Ă avoir des doutes et sâinquiĂšte. Effectivement, le tĂ©lĂ©phone a Ă©tĂ© trouvĂ© lors dâune fouille et Lila a Ă©tĂ© placĂ©e en isolement, au quartier disciplinaire.
La jeune surveillante dĂ©cide alors deâŠLire la suite sur le Nouvel Observateur.