đ«đ· Ajaccio : Des avocats dĂ©noncent des fouilles Ă nu de femmes et dâenfants dans la prison
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Un âincident graveâ, selon les avocats. La scĂšne remonte au 6 novembre dernier. Partis rendre visite Ă leurs conjoints dĂ©tenus Ă la prison dâAjaccio, plusieurs femmes et leurs enfants en bas Ăąge ont fait lâobjet dâune fouille Ă nu. Pour le parquet, les opĂ©rations ont Ă©tĂ© effectuĂ©es dans les rĂšgles.
Plusieurs avocats, dont le bĂątonnier du Barreau dâAjaccio, une dĂ©lĂ©gation de la Ligue des Droits de lâHomme et lâAssociu SulidaritĂ se sont rĂ©unis ce jeudi soir dans la citĂ© impĂ©riale, pour faire le rĂ©cit dâun âincident graveâ, une âmesure dĂ©gradante et humilianteâ. Ils ont dĂ©noncĂ© des opĂ©rations de fouille Ă nu de femmes de dĂ©tenus ainsi que de leurs enfants.
Lâincident rapportĂ© par les avocats sâest dĂ©roulĂ© le 6 novembre. Ce matin-lĂ , Ă la prison dâAjaccio, des fonctionnaires de police, accompagnĂ©s dâune cynophile, effectuent une opĂ©ration de contrĂŽle des visiteurs. Le chien marque lâarrĂȘt sur trois personnes, qui sont donc intĂ©gralement fouillĂ©es. ProblĂšme, selon les avocats : les fouilles Ă nu ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es dans un local qui nâĂ©tait pas clos et aucune substance prohibĂ©e nâa Ă©tĂ© dĂ©couverte. Pire encore, expliquent-ils, le bĂ©bĂ© dâune jeune femme a Ă©galement Ă©tĂ© fouillĂ©, jusquâĂ sa couche qui lui a Ă©tĂ© retirĂ©e.
De son cĂŽtĂ©, le parquet assure que lâopĂ©ration de contrĂŽle, prĂ©vue depuis plusieurs semaines, sâest dĂ©roulĂ©e dans les rĂšgles, et que la porte Ă©tait fermĂ©e lors de la fouille. âCes opĂ©rations sont trĂšs frĂ©quentes sur le continent, mais rares ici. Câest peut-ĂȘtre cela qui a choquĂ©â, explique Eric Bouillard, le procureur de la RĂ©publique dâAjaccio.
Sur lâune des personnes, les policiers ont indiquĂ© avoir retrouvĂ© un message Ă destination dâun dĂ©tenu Ă©voquant une transaction financiĂšre. Sur une autre personne, des cigarettes ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es. Le parquet dâAjaccio assure quâil nây aura pas de poursuites cette fois, mais que dâautres contrĂŽles de ce type pourront avoir lieu. Les avocats souhaitent saisir le DĂ©fenseur des droits pour dĂ©noncer ce traitement quâils estiment âillĂ©gal, humiliant et inhumainâ.
Ecoutez le rĂ©cit dâune femme ici