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đŸ‡«đŸ‡· TF1 diffuse un sujet tournĂ© au sein de la prison de Muret ce dimanche Ă  13h30

·La rĂ©daction ⏱ 2 min
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suis entrĂ© Ă  18 ans, et lĂ  j’en ai 61, explique Patrick. J’ai commencĂ© par le cambriolage, le vol de voitures, des machins de bĂ©bĂ©, et Ă  force ça chiffre.» «Puis un crime, intervient le rĂ©alisateur. La mort d’un homme.» «Un braquage avec un mort, poursuit le dĂ©tenu. Le gars rigolait que j’allais pas tirer et j’ai tirĂ© quand mĂȘme. [
] Le mec est tombĂ© et donc j’ai pris perpet’ pour homicide.» C’est l’un des rĂ©cits que confient au rĂ©alisateur les dĂ©tenus qui ont acceptĂ© de parler. Il y a aussi celui de William, 27 ans, pĂšre de famille, condamnĂ© pour meurtre et acte de barbarie.

Tout s’est fait par des rencontres, au dĂ©tour d’un couloir. Car, une fois l’autorisation de tourner obtenue de l’administration pĂ©nitentiaire, Éric Lemasson a dĂ» se dĂ©brouiller pour trouver des dĂ©tenus coopĂ©ratifs. «On est frappĂ© par l’ambiance de la prison, car c’est super-calme, explique le rĂ©alisateur. On a du mal Ă  croire que ce sont des criminels de la pire engeance, mais pourtant c’est ce qu’on ressent quand on y va.» «En fait, je me suis demandĂ© ce qui m’a pris de nĂ©gocier ce truc-lĂ , confie Pascal Pinning, directeur des magazines de l’information de TF1. La premiĂšre difficultĂ© Ă©tait de ne pas instaurer de compassion envers ces prisonniers. Puis on a beaucoup pensĂ© aux familles des victimes. Si j’ai confiĂ© ce magazine Ă  Éric, je savais, vu son expĂ©rience, qu’il tiendrait compte de tout cela.»

L’objectif du magazine n’est donc pas de refaire les procĂšs de ces hommes, mais de montrer comment la vie se passe pendant plusieurs dizaines d’annĂ©es derriĂšre les barreaux. «Le but n’est pas de les comprendre ou de leur pardonner, indique Anne-Claire Coudray, qui prĂ©sente le magazine. Mais de savoir ce que provoque chez eux la privation de libertĂ© pendant parfois toute une vie. Savoir comment ils l’apprĂ©hendent et gĂšrent le temps, qui est diffĂ©rent pour chacun d’eux. À ce titre, la derniĂšre phrase d’un dĂ©tenu libĂ©rĂ© et que l’on suit Ă  l’extĂ©rieur est reprĂ©sentative: “Est-ce que j’ai encore le droit de profiter?” Finalement, ça fait du bien, c’est libĂ©ratoire», conclut Anne-Claire Coudray.

Le figaro

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