đ«đ· Comprendre la justice : les amĂ©nagements de peines
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La loi prĂ©voit des amĂ©nagements pour les peines de prison ferme. Câest le juge de lâapplication des peines, avec le service pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation (qui sâoccupe du suivi des personnes condamnĂ©es), qui « dĂ©termine les modalitĂ©s dâexĂ©cution de la peine la mieux adaptĂ©e Ă la personnalitĂ© du condamnĂ© et Ă sa situation matĂ©rielle, familiale et sociale », indique le procureur de la RĂ©publique de Blois, FrĂ©dĂ©ric Chevallier. Un rendez-vous est fixĂ© avec ces services dĂšs la condamnation au procĂšs ou peu de temps aprĂšs.
Une personne condamnĂ©e peut donc effectuer sa peine autrement quâen Ă©tant enfermĂ©e tout le temps entre quatre murs.
En semi-libertĂ©â: le condamnĂ© est, en journĂ©e, en dehors de la prison « pour exercer une activitĂ© professionnelle ou participer de maniĂšre essentielle Ă la vie de sa famille. » Mais le soir et/ou le week-end, il rejoint sa cellule.
En placement extĂ©rieurâ : cela permet au condamnĂ© dâĂȘtre employĂ© en dehors de la prison Ă des travaux contrĂŽlĂ©s par lâadministration pĂ©nitentiaire.
Sous bracelet Ă©lectroniqueâ: le placement sous surveillance Ă©lectronique, câest « la ââprison Ă la maisonââ avec un bracelet attachĂ© Ă la cheville qui permet Ă une alarme de se dĂ©clencher si la personne condamnĂ©e nâa pas rĂ©intĂ©grĂ© son logement aux heures dĂ©cidĂ©es et imposĂ©es par le juge », rĂ©sume FrĂ©dĂ©ric Chevallier. Cela permet notamment aux personnes de se rendre Ă leur travail.
En libĂ©ration conditionnelleâ: la personne condamnĂ©e est libĂ©rĂ©e avant le terme de sa peine, sous des conditions rigoureuses. Le procureur explique le pourquoi de ces amĂ©nagementsâ:« Il ne sâagit pas dâindulgence particuliĂšre, mais simplement de faire exĂ©cuter une peine au mieux des intĂ©rĂȘts de tous, condamnĂ©, victime et sociĂ©tĂ©. »
RĂ©ductions de peineâ: les personnes incarcĂ©rĂ©es bĂ©nĂ©ficient de rĂ©duction de peine. « Câest la rĂ©duction de la durĂ©e de la dĂ©tention restant Ă subir et qui aboutit Ă avancer la date de fin de peine. Ce mĂ©canisme est propice Ă inciter le condamnĂ© Ă donner du sens Ă son temps de dĂ©tention et Ă prĂ©parer utilement sa sortie de prison afin dâassurer le mieux possible son insertion ou sa rĂ©insertion en vue dâĂ©viter toute nouvelle commission dâinfraction », souligne FrĂ©dĂ©ric Chevallier.
Il existe dâabord le crĂ©dit de rĂ©duction de peine qui bĂ©nĂ©ficie Ă chaque condamnĂ©, dĂšs son arrivĂ©e en prison (on parle de sa mise sous Ă©crou). « Lâobjectif est de favoriser un bon comportement du condamnĂ© en prison, tout ou partie de ce crĂ©dit pouvant ĂȘtre retirĂ© en cas de mauvaise conduite. » Le dĂ©tenu bĂ©nĂ©ficie de trois mois de rĂ©duction pour la premiĂšre annĂ©e, puis de deux mois par an pour les annĂ©es suivantes. Si la peine est infĂ©rieure Ă un an, le crĂ©dit est de sept jours par mois.
A ce crĂ©dit peuvent sâajouter des rĂ©ductions supplĂ©mentaires. Elles sont accordĂ©es Ă ceux qui « manifestent des efforts sĂ©rieux de rĂ©adaptation sociale pendant la dĂ©tention. » Le dĂ©tenu peut bĂ©nĂ©ficier de trois mois par an. Si la peine est infĂ©rieure Ă un an, sept jours par mois.
« Dans la mĂȘme idĂ©e de prĂ©paration, dans des conditions intelligentes, de la sortie de dĂ©tention, des permissions de sortie peuvent ĂȘtre octroyĂ©es, pour un ou plusieurs jours, Ă un condamnĂ© », conclut le procureur.
La nouvelle république