đ«đ· La place des dĂ©tenus atteints de pathologies graves est-elle en prison ?
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLa France compte 70 000 dĂ©tenus. Parmi eux, prĂšs de 30% seraient atteint de pathologies psychiatriques graves. Pour Adeline Hazan, contrĂŽleure gĂ©nĂ©rale des lieux de privation de libertĂ©, ces personnes devraient ĂȘtre traitĂ©es dans des Ă©tablissements adaptĂ©s.
Une réponse à la surpopulation carcérale ?
Aujourdâhui, il manque au moins 10 000 places de prison. Pour Adeline Hazan, une des rĂ©ponses Ă cette situation se trouve dans lâĂ©tat mental de certains dĂ©tenus.
 âSi on arrivait Ă considĂ©rer quâune grosse partie de ces dĂ©tenus  atteints de pathologies mentales lourdes nâont pas leur place en prison et bien on diminuerait dâautant la surpopulation pĂ©nale et puis on crĂ©erait aussi moins de tension, moins dâangoisseâ , explique-t-elle.
En France, une journĂ©e en prison coĂ»te 100 ⏠pour 300 Ă 900 ⏠pour une journĂ©e dans un hĂŽpital psychiatrique. Pourtant, pour la contrĂŽleure gĂ©nĂ©rale des lieux de privation de libertĂ©, ce nâest pas la seule raison: âJe pense quâil y a une difficultĂ© dâorientation des magistrats qui ont du mal Ă gĂ©rer ces dĂ©tenus, Ă ordonner des suspensions de peine ou bien des difficultĂ©s aussi par rapport aux experts psychiatriques, qui ont parfois du mal Ă diagnostiquer ces pathologies dans un temps suffisant â.
Adeline Hazan explique aussi la prĂ©sence de ces dĂ©tenus par la croyance de certains magistrats quant Ă la capacitĂ© de soin des lieux de dĂ©tention: âOn nâest pas soignĂ© en prison. La prison nâest pas un lieu de soin. La prison est un lieu pour effectuer une peine.â
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