đ«đ·Meaux : 18 mois de prison pour avoir frappĂ© deux surveillants et pour inscriptions, encourageant les « djihadistes » à « tuer les matons »
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir« On essaie de faire notre travail en ayant du respect pour les dĂ©tenus. Malheureusement, on nâa pas souvent le retour », a expliquĂ© ce surveillant pĂ©nitentiaire devant le tribunal correctionnel de Meaux. Cet agent en poste Ă la prison de Meaux-Chauconin a Ă©tĂ© victime de violences de la part dâun dĂ©tenu le 23 juin dernier. Ce jour-lĂ , il est venu Ă la rescousse dâune collĂšgue, qui venait de se prendre plusieurs coups de poing de la part de ce mĂȘme dĂ©tenu.
Cet homme de 21 ans, qui purge plusieurs peines de prison jusquâen mai 2020, a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă dix-huit mois de prison ferme, avec mandat de dĂ©pĂŽt. Le substitut du procureur Jean-Baptiste Bougerol avait requis deux ans de prison ferme, avec mandat de dĂ©pĂŽt : « Le prĂ©venu ressent un sentiment de toute puissance et a du mĂ©pris pour lâautoritĂ© ».
La surveillante Ă©tait occupĂ©e Ă sonder les barreaux des cellules, lorsque le dĂ©tenu avait exigĂ© dâaller consulter la liste des avocats, situĂ©e Ă un autre Ă©tage. Comme il voulait la consulter sur-le-champ, il a forcĂ© le passage pour sortir de la coursive. « Si ça ne se passe pas comme vous voulez, ça ne se passe bien ? Câest vous qui avez lâautoritĂ© en prison ? », lui a demandĂ© la prĂ©sidente JoĂ«lle Nahon. RĂ©ponse de lâintĂ©ressĂ©, vĂ©hĂ©ment : « Elle me parlait comme Ă une racaille ». Et le prĂ©venu de rajouter : « Jâaurais pu pousser la porte contre elle et lui faire plus mal si jâavais Ă©tĂ© mĂ©chant ».
Les surveillants assistaient Ă lâaudience, accompagnĂ©s de collĂšgues et de lâadjointe du chef dâĂ©tablissement. Le prĂ©venu comparaissait Ă©galement pour des dĂ©gradations commises dans une cellule du quartier disciplinaire, Ă savoir dâinquiĂ©tantes inscriptions, encourageant les « djihadistes » à « tuer les matons ». « CâĂ©tait dĂ©jĂ Ă©crit par quelquâun dâautre, on voyait mal, jâai juste repassĂ© dessus ».
Lâavocat de la dĂ©fense Me Aminou Bouba a insistĂ© sur « lâimpulsivitĂ© » de son client, estimant que « les messages sur Daech, câest un refus dâautoritĂ©, pas un message dâadhĂ©sion ».