đ«đ·Douai: Sa remise de peine lui est refusĂ©e, il sâen prend aux surveillants
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe retour de promenade ne sâest pas passĂ© comme prĂ©vu. Le 2 maidernier, peu aprĂšs 15 heures, Azatullah Safi, Afghan de 27 ansactuellement incarcĂ©rĂ© Ă la maison dâarrĂȘt, aurait dĂ» normalementregagner sa cellule sans faire de vague. Mais le dĂ©tenu traĂźne dansles coursives, regarde Ă travers lâĆilleton des portes de celluleâŠPas du goĂ»t du surveillant qui lâaccompagne qui lui intime lâordredâentrer dans sa cellule.
« Ils étaient huit et ils me frappaient ! »
Câest Ă partir de ce moment-lĂ que la situation dĂ©gĂ©nĂšre. Lesurveillant doit user de la force pour pousser Azatullah Safi dans sacellule, le dĂ©tenu sort de ses gonds, porte un coup Ă la gorge dusurveillant et jette dans sa direction tout ce qui lui tombe sous lamain : une tĂ©lĂ©commande de tĂ©lĂ©, un bout de bois de prĂšs de trentecentimĂštres⊠Le bĂąton sur lequel sont gravĂ©es quelques lignes dâunpoĂšme afghan atteint au visage une surveillante venue en renfort. Lesurveillant concernĂ© par la premiĂšre altercation nâest pas en reste :en voulant maĂźtriser le dĂ©tenu, il se blesse Ă lâĂ©paule. Une entorsequi lui impose six jours dâincapacitĂ© totale de travail.
Azatullah Safi reconnaĂźt les faits mais les minimise en Ă©voquant desviolences des surveillants. « Ils Ă©taient huit et ils me frappaient,dit-il. Ce que je veux, câest la libertĂ© ! » CondamnĂ© Ă deux ans deprison ferme en fĂ©vrier 2016 pour avoir jouĂ© le rĂŽle de passeur delâAfghanistan Ă la France en passant par lâItalie, il a laissĂ© femmeet enfant dans son pays natal. « Il vit une situation dramatique,dĂ©crit Me Alban Deberdt, son avocat. Ce jour-lĂ , on venait de luirefuser une remise de peine. » Il Ă©cope de six mois de prison. Six mois de plus.
