đ«đ· Belfort: Les surveillants dĂ©couvrent une piscine dans la cellule
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe 27 avril dernier, une fouille est organisĂ©e dans la cellule quâAmar, un Belfortain de bientĂŽt 30 ans, partage avec trois autres dĂ©tenus. Dans les poches dâAmar, les surveillants dĂ©couvrent quelques grammes de cannabis et un tĂ©lĂ©phone portable. Interdit, mais relativement banal. Dans la cellule, ils trouvent dâautres morceaux de cannabis, une quarantaine dâeuros en espĂšce, des clefs USB, une chicha et⊠une piscine gonflable. Comme hĂ©las souvent en dĂ©tention, le ton monte, quelques insultes fusent et les quatre codĂ©tenus passent en commission de discipline, quelques jours de mitard Ă la clef.Pourquoi lâadministration pĂ©nitentiaire nâen a-t-elle remis quâun des quatre Ă la police ? MystĂšre. MĂȘme le reprĂ©sentant du ministĂšre public a du mal Ă avancer une explication. « Peut-ĂȘtre parce quâil a dĂ©jĂ 23 condamnations Ă son casier », note-t-il.
Car ils Ă©taient bien quatre Ă profiter du matĂ©riel introduit en fraude dans leur cellule. Dont une piscine donc, ce qui nâest pas sans susciter lâĂ©tonnement du tribunal. « Elle servait Ă quoi ? » interroge le prĂ©sident Jean-Luc Frey. « Ben, Ă se baigner », rĂ©pond le prĂ©venu. « Elle tournait depuis un moment. Elle est passĂ©e dans au moins quatre cellules avant dâarriver dans la nĂŽtre. » Et comment a-t-elle pu entrer dans lâĂ©tablissement ? « Je ne sais pas, mais sĂ»rement dĂ©gonflĂ©e et pliĂ©e comme un drap. » StupĂ©faite, lâune des juges veut des prĂ©cisions.
« Vous la gonfliez comment ? â Avec la bouche. â Vous la remplissez comment ? â Avec un petit tuyau. â Et pour la vider ? â Pareil. â Ăa prenait longtemps ? â Dans les deux heures. »
PassĂ© lâinstant surrĂ©aliste, on revient Ă la dure rĂ©alitĂ©. Le reprĂ©sentant du ministĂšre public rĂ©clame six mois de prison, Ă ajouter Ă la peine quâAmar est en train de purger (18 mois au total, essentiellement pour dĂ©tention et usage de stupĂ©fiants, le jeune homme est libĂ©rable en novembre). Insistant sur lâinjustice faite Ă son client, seul des quatre occupants de la cellule Ă rĂ©pondre des infractions commises ensemble, Me AmĂ©lie Baumont demande la relaxe â quâelle obtiendra â pour les propos injurieux, dont on sait mal qui les a tenus. Le tĂ©lĂ©phone portable et le morceau de cannabis trouvĂ©s dans ses poches valent Ă Amar deux mois de prison supplĂ©mentaires. Quant Ă la piscine, elle est confisquĂ©e.
