Inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière
Aussi appelé : Inspecteur de la conduite et de la sécurité routière · Inspecteur du permis de conduire
Mis à jour le
L’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière est un fonctionnaire de catégorie B chargé d’évaluer les candidats aux différentes catégories de permis. Son activité contribue directement à la maîtrise des risques routiers pour tous les usagers.
Le métier au quotidien
Rattaché au ministère de l’Intérieur, l’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière évalue les compétences techniques, les connaissances réglementaires et les comportements des candidats à la conduite. Il met en œuvre les épreuves théoriques générales, ainsi que les épreuves pratiques des différentes catégories de permis de conduire, notamment le permis B et, après acquisition du permis A2, les épreuves liées à la conduite des motocyclettes.
Son activité se déroule au contact de tous types de publics, dans une zone généralement départementale. Les journées comportent des séances d’examens successives, avec une forte station assise et une part importante de travail répétitif ou à cadence imposée. L’inspecteur participe aussi à l’amélioration de la qualité de l’enseignement de la conduite et de la sécurité routière, et peut intervenir dans des actions de sensibilisation ou de prévention, en lien avec d’autres acteurs de la sécurité routière.
Comment y accéder
L’accès au métier d’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière se fait par la voie d’un concours de la fonction publique de catégorie B, organisé pour le compte du ministère de l’Intérieur. Les candidats doivent avoir au moins 23 ans au moment du recrutement et être titulaires du permis B en cours de validité. Le permis A2 est exigé mais peut être acquis dans le cadre de la formation statutaire après la réussite au concours.
Les postulants ne doivent pas être inscrits au fichier national des droits à conduire au titre d’une restriction de validité, suspension, annulation ou interdiction de délivrance du permis de conduire. Le concours vérifie notamment les capacités d’analyse, de synthèse, la maîtrise de la réglementation liée à la sécurité routière et l’aptitude à exercer une fonction d’évaluation au contact du public.
La formation
Après la réussite au concours, les lauréats suivent une formation statutaire organisée par l’administration, en qualité de fonctionnaires stagiaires. Cette formation vise à maîtriser les techniques d’évaluation des candidats, la réglementation de l’examen du permis de conduire et les spécificités de la sécurité et de l’éducation routières. Elle permet également d’acquérir le permis A2 lorsque celui-ci n’était pas détenu avant le recrutement, afin de pouvoir évaluer les épreuves correspondantes.
La formation s’appuie sur des connaissances en bureautique et outils collaboratifs, ainsi que sur la réglementation associée aux conditions d’exercice professionnel des inspecteurs. Elle peut intégrer des modules sur l’organisation de campagnes de sensibilisation à la sécurité routière et sur les relations avec les établissements d’enseignement de la conduite.
Le salaire
L’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière relève de la grille indiciaire de la catégorie B de la fonction publique de l’État. Sa rémunération comprend principalement un traitement de base calculé à partir d’un indice majoré, auquel peuvent s’ajouter diverses primes et indemnités prévues par les textes applicables aux personnels du ministère de l’Intérieur.
Le montant précis dépend du grade, de l’échelon et de l’ancienneté, ainsi que, le cas échéant, du lieu d’affectation. À mesure de la progression de carrière, l’indice majoré augmente, ce qui se traduit par une évolution du traitement indiciaire. Sans grille détaillée fournie, il n’est pas possible de préciser des montants d’entrée ou de fin de carrière.
Les évolutions de carrière
En tant que fonctionnaire de catégorie B, l’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière bénéficie des mécanismes classiques d’avancement d’échelon et de grade, en fonction de son ancienneté et de son évaluation professionnelle. Il peut se spécialiser davantage dans la sécurité routière, l’organisation d’actions de prévention ou l’amélioration de la qualité de l’enseignement de la conduite.
Des passerelles sont possibles vers d’autres métiers de l’éducation routière ou de l’encadrement de structures de formation, notamment grâce à des certifications comme le titre d’enseignant de la conduite et de la sécurité routière ou le CQP de responsable d’unité d’enseignement de la sécurité routière et de la conduite. Sous réserve de remplir les conditions de diplômes et d’ancienneté, l’inspecteur peut également présenter des concours internes pour accéder à des corps de catégorie A de la fonction publique de l’État.
Questions fréquentes
Quel diplôme faut-il pour devenir inspecteur du permis de conduire ?
Le métier est accessible par un concours de la fonction publique de catégorie B, organisé pour le ministère de l’Intérieur. Le dossier ne précise pas de niveau de diplôme exact, mais ce type de concours s’adresse en pratique à des candidats disposant d’une formation leur permettant de suivre une formation statutaire exigeante et d’assumer des responsabilités d’évaluation.
Faut-il déjà avoir le permis moto pour se présenter au concours d’inspecteur ?
Les candidats doivent détenir le permis B en cours de validité. Le permis A2 est à acquérir lors de la formation statutaire après la réussite au concours, lorsque le lauréat n’en est pas déjà titulaire. Cette acquisition est nécessaire pour pouvoir mettre en œuvre les épreuves pratiques des catégories de permis concernées.
Où travaille un inspecteur du permis de conduire au quotidien ?
L’inspecteur exerce dans une zone généralement départementale, en tant que fonctionnaire affecté dans un service ou un organisme public chargé des examens du permis de conduire. Il est en contact régulier avec le public et se déplace pour assurer les sessions d’examen, avec des journées marquées par une forte station assise et une succession d’épreuves.
Un inspecteur du permis participe-t-il à la prévention routière ?
Au-delà de l’évaluation des candidats, l’inspecteur est un acteur de la lutte contre l’insécurité routière. Il peut contribuer à des campagnes de sensibilisation, participer à des actions d’éducation routière et favoriser l’amélioration de la qualité de l’enseignement dispensé par les écoles de conduite.
Sources
- ROME 4.0 (France Travail, open data) — consulté le 11 septembre 2026
- RNCP — France Compétences (export officiel) — consulté le 11 septembre 2026