Deux mois ferme après « Je vais te tuer, tu vas pisser le sang » lancé à des policiers municipaux à Toulouse
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Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné un homme de 54 ans à deux mois de prison ferme avec maintien en détention, assortis de quatre mois avec sursis probatoire, dans une affaire de menaces de mort, outrages, rébellion et crachats visant trois policiers municipaux. Les faits remontent à juillet 2026, lors d’une verbalisation pour ivresse. Deux agents obtiennent chacun 400 euros de dommages et intérêts. Le troisième, présenté comme la cible des crachats, obtient 600 euros.
Une verbalisation pour ivresse qui dégénère en menaces et rébellion
À Toulouse, des policiers municipaux ont voulu verbaliser l’homme pour ivresse. Son alcoolémie a été mesurée à deux grammes d’alcool par litre de sang. C’est dans ce contexte qu’il a lancé, selon le compte rendu d’audience, « Je vais te tuer, tu vas pisser le sang, t’es mort ! » Il a aussi traité les agents de « chiens de la DDASS ».
Au moment d’être embarqué, il s’est débattu. Dans le véhicule, il a craché sur les forces de l’ordre, d’après le récit présenté à l’audience. Les crachats sont assimilés à des violences par la justice. Aucune blessure ni ITT n’est rapportée.
À l’audience, le prévenu a reconnu des insultes. Il a en revanche contesté les insultes raciales et les crachats. Son avocate, Me Imen Telali, a demandé trois relaxes en invoquant l’absence d’éléments matériels.
Trente mentions au casier et des versions contestées à l’audience
Le tribunal a résumé un casier judiciaire de trente mentions depuis 1989, comprenant notamment des vols, des affaires de stupéfiants, des violences, des outrages, des rébellions et des refus d’obtempérer. Cette liste a été lue ou rappelée à l’audience. Elle ne décrit pas les faits de juillet 2026.
La présidente a relevé un « problème avec l’autorité » et la présence fréquente de l’alcool dans son parcours judiciaire. Sa curatrice l’a décrit comme aimable et serviable lorsqu’il est sobre, mais s’emportant lorsqu’il a bu. Le prévenu a évoqué une vie marquée par l’alcool, la souffrance, les coups et la prison, ainsi qu’une cure entamée après le décès de sa mère en janvier.
La procureure avait requis huit mois avec sursis probatoire. Le tribunal a retenu une peine plus sévère sur le volet ferme, tout en maintenant une partie avec sursis.
Peine ferme, maintien en détention et indemnisations des trois agents
Le tribunal a prononcé deux mois de prison ferme avec maintien en détention, plus quatre mois avec sursis probatoire. Les trois policiers municipaux reçoivent des indemnisations civiles : 400 euros pour deux d’entre eux, 600 euros pour le troisième.
Cette décision intervient au lendemain d’une autre condamnation pour des menaces visant une policière à Castres, dans une affaire distincte. À Toulouse, le dossier reste celui d’une verbalisation pour ivresse devenue confrontation, avec une menace de mort verbalisée, une rébellion et des crachats contestés par le prévenu.
Le jugement ne dit pas que les policiers ont été blessés. Il fixe une peine courte mais immédiatement exécutée, alors que le ministère public n’avait pas demandé de ferme. Le sursis probatoire encadre le reste de la sanction, sur fond d’un casier déjà chargé et d’une contestation partielle des faits.
Sources
https://www.ladepeche.fr/2026/09/14/je-vais-te-tuer-tu-vas-pisser-le-sang-menaces-de-mort-outrages-rebellion-trente-mentions-au-casier-deux-grammes-dalcool-un-cocktail-detonnant-13550394.php
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