Une trentaine de policiers dénoncent leur prime de risque gelée et annoncent une nouvelle mobilisation à Lille
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Une trentaine de policiers se sont rassemblés dimanche midi devant la préfecture du Nord, au cœur de la Braderie de Lille, pour réclamer la revalorisation de leur prime de risque. Selon ICI Nord, le rassemblement répondait à l’appel du syndicat UN1TÉ, après une rencontre tenue vendredi avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le syndicat annonce déjà une nouvelle mobilisation le 15 septembre s’il n’est pas entendu.
Un rassemblement au milieu de la Braderie, après un rendez-vous ministériel
ICI Nord, média de Radio France, a publié son reportage dimanche 6 septembre 2026 à 15 h 53. Le média local décrit un cortège limité, une trentaine de fonctionnaires, et non un mouvement national. Le lieu n’est pas anodin : la préfecture du Nord, en plein week-end de Braderie, donne une visibilité immédiate à une revendication salariale qui, d’habitude, se discute plutôt en réunion.
Selon ICI, la mobilisation fait suite à un échange entre des représentants syndicaux et Laurent Nuñez. La discussion portait notamment sur la revalorisation de la prime de risque des policiers. Rien n’indique, dans ce récit, que le ministère ait tranché, rompu le dialogue ou signé un accord. Le rassemblement lillois sert plutôt de signal public, alors que le syndicat estime n’avoir pas obtenu de réponse satisfaisante.
Une prime présentée comme gelée depuis 2019, face à une hausse pour les commissaires
Selon ICI, cette prime de risque n’a pas été augmentée depuis 2019. Ce point est rapporté par le média, et non vérifié ici à partir d’un texte administratif. Les policiers mobilisés dénoncent surtout une différence de traitement avec les commissaires. ICI écrit qu’une réforme mise en place en juin prévoit pour ces derniers une revalorisation salariale pouvant aller jusqu’à 1 350 euros par mois. Il ne s’agit donc pas d’une hausse uniforme pour tous les commissaires, mais d’un plafond cité par la source.
Jérôme Moison, présenté par ICI comme secrétaire général adjoint d’UN1TÉ, résume la revendication d’équité : « S’il y a de l’argent dans les caisses, il doit être réparti équitablement. » Auprès d’ICI, il invoque l’exposition des policiers de terrain à l’agressivité, aux violences et à la charge mentale. L’argument n’est pas budgétaire au sens d’un chiffrage national : il oppose le risque quotidien du terrain à une revalorisation présentée comme plus favorable pour la hiérarchie.
Le 15 septembre reste une menace conditionnelle
UN1TÉ annonce une forte mobilisation dans la rue le 15 septembre s’il n’est pas entendu auparavant par le ministre. Cette échéance est syndicale et conditionnelle. Elle ne doit pas être lue comme une grève, ni comme un appel déjà national, ni comme un calendrier officiel. Le rassemblement de Lille reste, à ce stade, un coup de projecteur local d’une trentaine de policiers.
Le même dimanche, la Braderie a aussi été suivie sous l’angle de l’ordre public, distinct de cette revendication salariale. Pour le bilan sécuritaire de la manifestation commerciale, un article séparé d’ActuFDO traite d’un autre événement.
Le dossier salarial, lui, tient en trois faits attribués : un rassemblement limité à Lille, une prime présentée comme inchangée depuis 2019, et un ultimatum syndical au 15 septembre. Tant qu’aucune source institutionnelle n’est publiée, c’est ce cadre, et seulement celui-ci, qui tient.
Sources
https://www.ici.fr/hauts-de-france/nord-59/l-argent-doit-etre-reparti-equitablement-les-policiers-manifestent-leur-colere-a-la-braderie-de-lille-8110387