Classement sans suite des contraventions du radar de chantier du périphérique à la porte de Montreuil
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Les contraventions liées au radar autonome de chantier du périphérique extérieur, au niveau de la porte de Montreuil, sont classées sans suite. La préfecture de police, citée par TF1info le 4 septembre 2026, annonce aussi que la production de procès-verbaux a été neutralisée. Les automobilistes déjà destinataires d’un avis de contravention doivent recevoir un courrier les informant de cette décision.
Le dispositif fonctionne dans une zone de travaux limitée à 30 km/h. Selon un premier article de TF1info publié le matin même, l’appareil est en place à cet emplacement depuis le 24 août. Ces derniers jours, les flashs se sont multipliés et ont alimenté une polémique, notamment portée par l’association 40 millions d’automobilistes. Le matin du 4 septembre, celle-ci demandait le retrait de l’appareil et l’annulation de tous les procès-verbaux. Elle affirmait avoir compté 18 flashs en quatre minutes. Ces observations militantes ne valent pas décompte officiel des infractions ni estimation de recettes.
Des pannes qui rendent le fonctionnement aléatoire
Sollicitée par TF1info, la préfecture de police déclare : « Du fait de périodes de fonctionnement rendues aléatoires en raison de difficultés techniques sur l’appareil, la production de procès-verbaux a été neutralisée ». La formulation est importante. Elle ne dit pas que la limitation à 30 km/h est illégale, ni que le radar a été définitivement retiré. Elle dit que l’équipement n’a pas fonctionné de manière assez stable pour continuer à produire des procès-verbaux.
La même préfecture indique que le procureur de la République de Rennes, ville où se trouve l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions, « après analyse de la situation relative à cet équipement, a décidé le classement sans suite des infractions concernées ». Le parquet compétent pour le traitement automatisé, et non un tribunal parisien, clôt donc les dossiers liés à cet appareil. Le nombre exact de contraventions visées n’est pas communiqué. Il n’est pas non plus indiqué si des amendes déjà payées seraient remboursées.
Toujours selon la préfecture, les justiciables auxquels un avis de contravention a déjà été transmis recevront dans les meilleurs délais un courrier les informant de cette décision. Pour ceux qui n’ont rien reçu, la neutralisation de la production de procès-verbaux interrompt la chaîne avant l’envoi.
Un radar qui n’est pas retiré, mais déplacé en discussion
Le radar n’est pas annoncé comme définitivement retiré. La préfecture précise que des travaux et des discussions sont en cours entre les services de l’État et la Ville de Paris pour trouver un nouveau point d’implantation et stabiliser son fonctionnement, en tenant compte de l’évolution du chantier. Autrement dit, le cadre de limitation dans la zone de travaux n’est pas remis en cause par cette décision. Seules les infractions associées à cet équipement, jugé techniquement aléatoire, tombent.
La séquence est donc claire. Installation temporaire sur le périphérique extérieur à la porte de Montreuil, multiplication des flashs, contestation publique, identification de difficultés techniques, arrêt de la production de procès-verbaux, classement sans suite par le procureur de Rennes, puis information des automobilistes déjà verbalisés. Le maintien éventuel du dispositif dépend d’un nouvel emplacement et d’un fonctionnement stabilisé, pas d’un simple retour immédiat au même point.
Pour les conducteurs concernés, l’effet immédiat est procédural : les infractions liées à cet appareil ne seront pas poursuivies. Le reste relève du courrier annoncé et, plus tard, d’un éventuel redéploiement technique, sans chiffre officiel sur le volume de dossiers.
Sources
https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/radar-de-chantier-sur-le-peripherique-parisien-les-infractions-classees-sans-suite-annonce-la-prefecture-de-police-2462410.html
https://www.tf1info.fr/transports/18-flashs-en-4-minutes-ce-radar-30-km-heure-juge-purement-pompe-a-fric-sur-le-peripherique-parisien-fait-polemique-2462253.html