Deux démineurs légèrement blessés lors de l’analyse d’une poudre dans une lettre de menaces à Fameck
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Deux démineurs du service de déminage de Nancy ont été légèrement blessés le jeudi 3 septembre 2026 à Fameck, en Moselle, pendant qu’ils analysaient une poudre contenue dans une nouvelle lettre de menaces de mort visant le maire Michel Liebgott. L’incident s’est produit dans l’après-midi, à l’arrière de l’hôtel de ville, et non au moment de l’ouverture du courrier. Le bilan humain reste limité, mais il place au premier plan les spécialistes mobilisés pour sécuriser un envoi déjà identifié comme suspect par les services municipaux.
La lettre a été reçue dans la matinée à la mairie. Selon Le Républicain Lorrain, qui a relaté l’affaire en fin de journée, les agents municipaux ont alerté les autorités, ce qui a conduit à l’intervention des démineurs nancéiens. Vers 16 h 20, une forte détonation a été entendue dans la camionnette des spécialistes, stationnée derrière l’hôtel de ville. C’est cette explosion accidentelle, survenue au cours des tests techniques, qui a blessé les deux agents.
Une explosion pendant les tests techniques, pas à l’ouverture du courrier
Police & Réalités, qui s’appuie sur le récit local, précise que l’explosion s’est produite pendant les essais réalisés sur la poudre, et non lors de la découverte du courrier. Un démineur a été blessé à la main, l’autre à la joue. Ce dernier a été conduit à l’hôpital Bel-Air pour des examens, notamment auditifs. Les deux hommes restent décrits comme légèrement blessés. Aucun élément public ne permet d’aggraver ce bilan.
La même source secondaire, en l’attribuant à la gendarmerie, indique qu’il ne s’agissait pas d’une lettre piégée à proprement parler. Cette distinction est essentielle. L’événement relève d’un accident de laboratoire de terrain pendant l’analyse d’une substance suspecte, pas d’un engin conçu pour exploser à l’ouverture. La composition exacte de la poudre n’est pas établie de manière définitive. Selon Police & Réalités, la poudre grise correspondrait à du nitrate de potassium, une substance qui ne serait pas explosive seule mais peut servir de comburant. Cette hypothèse reste au conditionnel et ne dit rien de plus sur le protocole suivi par les démineurs.
Au moins quinze lettres en huit ans, un auteur toujours recherché
Le Républicain Lorrain indique qu’il s’agit d’au moins la quinzième lettre en huit ans. Le journal évoque avec prudence un probable même expéditeur, sans en faire une certitude. Les agents municipaux auraient reconnu une écriture et une frappe déjà observées lors de précédents envois, information à attribuer aux sources et non à une identification judiciaire. Police & Réalités rappelle qu’une lettre similaire, contenant une poudre rose irritante, avait déjà été reçue en novembre 2025.
Michel Liebgott décrit le contenu du dernier courrier comme politiquement orienté mais incohérent. Les accusations portées dans le texte relèvent de la menace elle-même et n’ont pas à être reprises comme des faits. Une plainte a été déposée. La gendarmerie de Fameck a ouvert une enquête afin d’identifier l’auteur des menaces, selon Police & Réalités. À ce stade, personne n’est identifié, interpellé, mis en cause ou condamné.
L’affaire mêle donc une séquence opérationnelle (déminage, accident pendant un test, blessures légères) et une série de menaces répétées contre un élu local. Le signal immédiat reste le même : deux spécialistes ont été touchés en faisant leur métier, alors qu’ils tentaient de caractériser une poudre reçue dans un courrier de menaces, et non en désamorçant un colis conçu pour exploser.
Sources
https://www.republicain-lorrain.fr/faits-divers-justice/2026/09/04/de-la-poudre-dans-la-nouvelle-lettre-de-menaces-envers-le-maire-deux-demineurs-blesses
https://policeetrealites.com/2026/09/03/moselle-deux-demineurs-blesses-en-neutralisant-une-poudre-suspecte-adressee-au-maire-de-fameck/