Deux gendarmes mis en examen pour homicide involontaire après la mort de Claude Jean-Pierre lors d’un contrôle en Guadeloupe
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Deux gendarmes impliqués dans un contrôle routier à Deshaies, en Guadeloupe, ont été mis en examen pour homicide involontaire, a confirmé à l’AFP la procureure de Basse-Terre Stéphanie Bazart. L’information, publiée le 28 août 2026 par RCI puis reprise le 29 août, concerne la mort de Claude Jean-Pierre, surnommé « Klodo », après l’intervention du 21 novembre 2020. La mise en examen change leur statut procédural. Elle ne vaut pas déclaration de culpabilité.
Deux mises en examen près de six ans après le contrôle
Jusque-là, les deux militaires étaient placés sous le statut de témoins assistés. Selon les reprises de l’AFP, ils sont désormais affectés hors de Guadeloupe et se sont rendus dans l’archipel pour être entendus. La qualification retenue, homicide involontaire, a été attribuée par la procureure de Basse-Terre dans sa confirmation à l’agence.
Cette étape judiciaire arrive presque six ans après les faits. Elle ne clôt pas l’instruction et n’établit pas judiciairement leur responsabilité. Aucune identité, aucun grade, aucune unité ni aucune date d’audience n’ont été communiqués de manière vérifiable. La présomption d’innocence s’applique pleinement.
La famille de Claude Jean-Pierre a dit son soulagement à RCI. Sa fille, Fatia Alcabélard, a présenté la décision comme une première étape et indiqué que le collectif d’avocats préciserait les suites lors d’une conférence de presse. Ces propos relèvent de la famille, distincts de la confirmation du parquet.
Le contrôle de Deshaies et la mort de Claude Jean-Pierre
Claude Jean-Pierre avait 67 ans lors du contrôle du 21 novembre 2020 à Deshaies. Selon les éléments historiques rapportés par les médias, il a été extrait de son véhicule et est tombé au sol, puis a été hospitalisé. Il est décédé au CHU de Pointe-à-Pitre en décembre 2020, douze jours après l’intervention, selon RCI.
Les expertises et l’instruction restent le cadre de toute discussion sur un éventuel lien entre l’intervention, les lésions et le décès. Ni le parquet ni les sources primaires ne permettent d’affirmer aujourd’hui une causalité médicale définitive. En 2021, des images de vidéosurveillance de l’intervention avaient été diffusées publiquement. Elles ne permettent pas, à elles seules, de conclure sur les responsabilités.
L’affaire concerne des militaires de la Gendarmerie nationale. Elle demeure une instruction en cours, sans verdict.
Une instruction marquée par plusieurs étapes judiciaires
En février 2023, le parquet avait requis un non-lieu. La poursuite de l’instruction, puis le passage du statut de témoin assisté à celui de mis en examen, constituent donc un revirement procédural notable. La qualification d’homicide involontaire, confirmée par Stéphanie Bazart, formalise désormais le cadre dans lequel les deux gendarmes sont entendus.
Le développement du 28 août 2026 ne dit rien d’un procès imminent, d’une suspension ou d’une intention. Il dit seulement que, près de six ans après Deshaies, deux militaires comparaient désormais sous une mise en examen, tandis que la famille attend les précisions de ses avocats.
Sources
https://rci.fm/guadeloupe/infos/Justice/Affaire-Claude-Jean-Pierre-les-gendarmes-impliques-dans-le-controle-du-sexagenaire-en
https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/justice/affaire-claude-jean-pierre-les-gendarmes-mis-en-examen-pres-de-six-ans-apres-les-faits-1091228.php
https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/29/en-guadeloupe-deux-gendarmes-mis-en-examen-pour-homicide-involontaire-dans-l-affaire-claude-jean-pierre_6759368_3224.html