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Une intervention pour vol de montre à Marseille débouche sur une plainte de policiers contre Sébastien Delogu

·Damien ⏱ 3 min
Une intervention pour vol de montre à Marseille débouche sur une plainte de policiers contre Sébastien Delogu Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir

Trois policiers du Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun (SISTC) ont déposé plainte pour outrage contre le député Sébastien Delogu après une intervention, lundi après-midi, pour le vol d’une montre de luxe dans le 2e arrondissement de Marseille. Selon BFMTV, qui a révélé l’affaire le 25 août 2026, les agents ont rencontré l’élu au pied de l’immeuble où le suspect pouvait se trouver. Le voleur présumé a ensuite été retrouvé et interpellé. Sébastien Delogu n’est pas mis en cause pour ce vol. Il conteste les faits allégués par les policiers et demeure présumé innocent. Au moment de la publication, le parquet de Marseille n’avait pas répondu à la chaîne.

Une intervention pour un vol de montre puis une plainte déclarative

Les trois fonctionnaires ont été appelés pour un vol de montre de luxe. Ils affirment, selon BFMTV, que le député les aurait empêchés d’entrer dans l’immeuble et aurait tenu des propos qu’ils jugent outrageants. Ils lui attribuent la phrase « la République, c’est moi ». Cette version, rapportée au conditionnel, n’est pas établie. Une plainte pour outrage reste un acte déclaratif : elle ne prouve ni l’infraction ni la culpabilité.

Les policiers ont poursuivi leur mission jusqu’à l’interpellation du suspect du vol. Rien n’indique, dans les éléments publics, que le parquet ait ouvert une enquête, retenu une qualification ou engagé des poursuites.

Deux récits opposés, sans verdict

Me Yonès Taguelmint, avocat de Sébastien Delogu, décrit un incident qui aurait surtout opposé son client à un seul homme en civil. Celui-ci n’aurait d’abord pas répondu à une demande d’identité. L’avocat affirme que le député aurait été bousculé et aurait manifesté son agacement. Il nie formellement la phrase attribuée à l’élu.

Selon la défense, une carte professionnelle aurait ensuite été présentée, la préfète aurait été appelée et un courrier aurait été adressé. Me Taguelmint indique qu’une plainte sera déposée auprès du procureur : cette démarche n’était pas présentée comme déjà accomplie. Les deux versions coexistent. Ni les agents ni l’avocat ne peuvent, à ce stade, figer un récit unique.

Ce que recouvre une plainte pour outrage, sans préjuger de l’affaire

L’article 433-5 du code pénal définit l’outrage, notamment, par des paroles, gestes, menaces, écrits ou envois adressés à une personne chargée d’une mission de service public, dans l’exercice ou à l’occasion de sa mission, et susceptibles de porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à sa fonction. Lorsqu’il vise une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice ou à l’occasion de ses missions, le texte prévoit un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Ce cadre juridique est général. Rien ne permet de conclure qu’il serait rempli ici.

La procédure reste donc au stade des déclarations. Les policiers visent l’élu d’une plainte pour outrage. Le député nie les propos et le blocage allégués. Le parquet n’avait pas commenté. Tant qu’aucune décision judiciaire n’est intervenue, Sébastien Delogu demeure présumé innocent.

Sources

https://www.bfmtv.com/police-justice/info-bfmtv-le-depute-lfi-sebastien-delogu-vise-par-une-plainte-de-policiers-pour-outrage_AN-202608250576.html

https://www.midilibre.fr/2026/08/25/le-depute-lfi-sebastien-delogu-vise-par-une-plainte-pour-outrage-envers-des-policiers-13522789.php

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051876371

Damien

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