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Au moins cent renforts policiers nationaux réclamés face aux enquêtes en attente dans les Alpes-Maritimes

·Damien ⏱ 4 min
Au moins cent renforts policiers nationaux réclamés face aux enquêtes en attente dans les Alpes-Maritimes Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir

Au moins 100 policiers nationaux supplémentaires sont réclamés dans les Alpes-Maritimes, dans une démarche portée par le député RN Cyril Tribuiani et cosignée par des maires, députés, sénateurs et élus locaux. La lettre, datée du 18 août selon Nice Radio et adressée au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, vise la prochaine vague d’affectations de fin d’année. ICI Azur a relancé le dossier le 25 août 2026 en donnant la parole à deux syndicats, qui transforment cette requête politique en alerte opérationnelle : selon eux, des enquêtes s’accumulent et le département peinerait à rester attractif pour les fonctionnaires.

Nice Radio indique qu’une trentaine d’élus ont cosigné le courrier. Les signataires avancent qu’environ 2 340 policiers nationaux sont affectés dans le département et que 100 renforts représenteraient moins de 5 % de cet effectif. Ces chiffres restent ceux des élus ; ils ne sont pas confirmés ici par le ministère. Alliance Police nationale a collaboré au courrier, selon ICI Azur, et mène une tournée d’élus pour décrire le quotidien des services. Le maire de Conségudes, Andréa Orabona, fait partie des cosignataires entendus dans ce récit radiophonique.

Alliance décrit des enquêtes et des rapports qui s’éternisent

Pour Jean-Luc Bragatto, délégué départemental d’Alliance Police nationale, la situation n’a pas d’équivalent local récent. « On n’a jamais vu ça dans les Alpes-Maritimes », déclare-t-il à ICI Azur. Il affirme que beaucoup d’enquêtes restent en attente et qu’un rapport de police lié à un accident peut, selon lui, demander « entre deux et trois ans ». Ces délais sont une estimation syndicale, pas un bilan officiel du ministère.

Le même représentant demande au minimum 100 policiers en urgence. Il estime par ailleurs qu’il faudrait 250 enquêteurs pour retrouver le niveau d’il y a quelques années. Là encore, il s’agit d’un constat et d’une cible internes au syndicat, qui distinguent le besoin immédiat de renforts du rattrapage plus large des capacités d’investigation. L’enjeu mis en avant n’est pas un chiffrage de la délinquance, absent des sources, mais la capacité à traiter les procédures déjà ouvertes.

Unité SGP Police chiffre le manque à 300 fonctionnaires et vise l’indemnité de résidence

Laurent Martin de Frémont, secrétaire départemental d’Unité SGP Police, dresse un diagnostic plus large auprès d’ICI Azur : selon lui, environ 300 fonctionnaires manquent pour travailler dans des conditions convenables. Il attribue le défaut d’attractivité au coût de la vie et des loyers. Il compare l’indemnité de résidence des policiers des Alpes-Maritimes, qu’il donne à 1 %, à celle de collègues toulonnais, qu’il donne à 3 %, et demande un alignement. Ces pourcentages et ce parallèle sont exclusivement syndicaux.

La lecture syndicale recoupe la demande des élus sans la confondre avec elle. Les élus parlent d’un premier palier de 100 postes. Unité SGP Police décrit un déficit plus élevé pour retrouver des conditions de travail jugées acceptables. Alliance, de son côté, insiste sur les enquêteurs et les délais de rapports. Rien dans les deux sources ne permet d’affirmer une baisse officielle des effectifs, un taux de vacance ou une fusion avec la police municipale ou la gendarmerie.

Un calendrier d’octobre à décembre demandé, sans arbitrage documenté

Selon Nice Radio, les signataires souhaitent des arbitrages en octobre pour une arrivée possible sur le terrain en décembre. Ce calendrier est celui qu’ils demandent, pas une décision déjà prise. ICI Azur ne fait état d’aucune réponse du ministère de l’Intérieur. Un arbitrage reste donc attendu, sans qu’on puisse le présenter comme un refus ou un feu vert.

La séquence repose pour l’instant sur trois éléments vérifiables : une lettre politique du 18 août, une couverture radiophonique du 25 août, et des alertes syndicales chiffrées sur les dossiers en attente, le volume de postes manquants et l’indemnité de résidence. Tant que Place Beauvau n’a pas tranché publiquement, la demande de 100 policiers nationaux supplémentaires demeure une revendication d’élus et de syndicats, pas un plan de recrutement acté.

Sources

https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-azur/recrutement-de-100-policiers-dans-les-alpes-maritimes-plus-personne-ne-veut-venir-travailler-dans-ce-departement-4758202

https://niceradio.com/news/locales/174816/alpes-maritimes-des-elus-reclament-100-policiers-nationaux-supplementaires

Damien

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