Un homme de 32 ans a été mis en examen pour assassinat dans l’enquête sur la mort de Sonia Bellina et placé en détention provisoire
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Un homme de 32 ans a été mis en examen vendredi 21 août 2026 pour assassinat et placé en détention provisoire dans l’enquête sur la mort de Sonia Bellina, a annoncé la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac. Cette décision judiciaire n’emporte aucune condamnation. Le mis en examen bénéficie pleinement de la présomption d’innocence. L’enquête doit encore établir les circonstances exactes et les responsabilités.
Sonia Bellina avait 29 ans. Son corps a été découvert le 12 août 2026 dans des vignes à Saint-Gilles, dans le Gard. Selon le communiqué de la procureure repris par franceinfo et France 3 Occitanie, l’homme mis en examen avait eu des contacts avec elle peu avant les faits. Il a admis « avoir eu une relation la nuit des faits et la veille avec la victime », puis a refusé de fournir davantage d’explications et s’est prévalu de son droit au silence. Le parquet indique qu’il n’a pas reconnu avoir tué Sonia Bellina. Ce silence ne constitue ni un aveu ni un indice de culpabilité.
La procureure a déclaré que « divers éléments peuvent laisser suspecter qu’il était son dernier contact », dans le cadre d’un rendez-vous tarifé. Le parquet précise que « rien n’établissait de relation autre que tarifée entre eux ». L’homme est domicilié dans le Gard depuis fin décembre 2024. Il a été interpellé mercredi 19 août après une semaine d’enquête et des recoupements, selon Cécile Gensac. Un second homme, âgé de 26 ans et également interpellé, a été remis en liberté après les premières vérifications.
Un passé judiciaire distinct des soupçons actuels
Le parquet décrit un « passé judiciaire chargé ». L’homme est connu de la justice depuis 2010 et a été condamné à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants. En décembre 2023, le tribunal de Lille l’a condamné pour des violences conjugales commises dans le Nord, à une peine comprenant de la prison puis un suivi par le juge de l’application des peines, selon la procureure. Ces condamnations passées, établies, ne préjugent en rien de sa responsabilité dans le dossier actuel.
Il portait un bracelet anti-rapprochement destiné à protéger son ex-compagne, domiciliée à environ 800 kilomètres du Gard. Depuis son installation dans le département, il était suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation du Gard. Le bracelet anti-rapprochement est un dispositif électronique prévu pour protéger des victimes de violences conjugales, avec géolocalisation et périmètres d’alerte. Dans cette affaire, le parquet confirme le port du dispositif et sa finalité protectrice après la condamnation de 2023. Il ne présente pas ce suivi comme une preuve des faits du 12 août.
Ce que BFMTV rapporte, ce que le parquet ne confirme pas
Selon les informations de BFMTV, les données de géolocalisation du bracelet auraient situé l’homme à proximité des vignes de Saint-Gilles où le corps a été découvert. Cette affirmation relève uniquement de la chaîne. Aucune confirmation officielle de cet usage des données n’apparaît dans les éléments attribués au parquet de Nîmes. BFMTV rapporte une localisation à proximité du secteur. Cela ne démontre ni une présence sur un lieu précis, ni un homicide, ni la culpabilité du mis en examen.
France 3 Occitanie indique que l’homme a été présenté à un magistrat instructeur avant d’être placé en détention provisoire. Tant que l’instruction n’est pas close et qu’aucune juridiction n’a statué, il demeure un suspect mis en examen pour assassinat, et non un auteur condamné. Les autorités devront encore préciser le déroulé des heures précédant la découverte du 12 août, la nature exacte des contacts et l’ensemble des vérifications techniques. À ce stade, seuls les faits et déclarations rapportés par le parquet de Nîmes font autorité ; le reste, y compris le rôle prêté au bracelet dans la géolocalisation, reste une information médiatique à traiter comme telle.
Sources
https://www.franceinfo.fr/faits-divers/mort-de-sonia-bellina-ce-que-l-on-sait-de-l-homme-mis-en-examen-pour-l-assassinat-de-l-influenceuse_8157149.html
https://www.bfmtv.com/police-justice/info-bfmtv-mort-de-sonia-bellina-le-suspect-a-ete-geolocalise-sur-la-scene-de-crime-grace-a-son-bracelet-anti-rapprochement_AV-202608210535.html
https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/gard/nimes/assassinat-de-l-influenceuse-sonia-bellina-mise-en-examen-d-un-homme-de-32-ans-deja-connu-de-la-justice-et-condamne-pour-violences-conjugales-et-trafic-de-drogue-3404710.html
https://www.cnews.fr/france/2026-08-22/mort-de-sonia-bellina-quest-ce-quun-bracelet-anti-rapprochement-cet-appareil-au