Un colis explose dans un véhicule de La Poste en Dordogne : Deux autres colis piégés découverts, ils étaient destinés à des célébrités

Une enquête ouverte après la découverte de trois colis explosifs destinés à un député, une journaliste et une humoriste
Une enquête a été ouverte à la suite de la découverte, samedi, de trois colis piégés de faible puissance dans le département de la Dordogne. Les paquets, destinés à des personnalités publiques, ont été interceptés après l’explosion accidentelle du premier dans la camionnette d’un facteur.
Une première explosion sans blessé à La Roche-Chalais
Le premier colis a explosé en milieu de journée, alors qu’il se trouvait dans le véhicule du facteur, à hauteur de La Roche-Chalais, une commune située à la frontière de la Dordogne, de la Gironde et de la Charente-Maritime. L’explosion n’a heureusement fait aucun blessé, selon une source proche du dossier. C’est cet incident qui a permis de mettre au jour l’existence d’autres envois similaires.
Deux autres colis interceptés à Saint-Aulaye
Dans la foulée, deux autres colis suspects ont été repérés dans le bureau de poste de Saint-Aulaye, petite commune d’environ 1 300 habitants située à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Périgueux. Une équipe de déminage de la gendarmerie a rapidement été dépêchée sur place et a pu neutraliser les dispositifs sans incident.
Des cibles identifiées : un député, une journaliste et une humoriste
Selon une source proche de l’enquête citée par Ici Périgord (anciennement France Bleu), les trois colis étaient adressés à un député, une journaliste et une humoriste. Les engins contenaient un petit détonateur et une charge explosive « de faible détonation », jugée sans danger majeur.
L’élu visé ne serait pas un parlementaire local mais une personnalité connue au niveau national, selon les premières vérifications.
Une source citée par la radio locale évoque une possible « mauvaise blague », estimant qu’il ne s’agirait pas d’un attentat mais d’un acte isolé à caractère provocateur.
Une enquête en cours
Le parquet de Périgueux a ouvert une enquête et l’a confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Bordeaux. Le parquet national antiterroriste (PNAT), informé des faits, ne s’était pas saisi du dossier en début de soirée, samedi.
Les investigations devront déterminer l’origine des colis, leur mode de fabrication et les motivations de leur expéditeur.

