Pour la première fois de l’histoire de la République, un ancien président de la République s’apprête à passer derrière les barreaux. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce jeudi 25 septembre Nicolas Sarkozy à cinq ans d’emprisonnement, assortis d’un mandat de dépôt différé.
L’ancien chef de l’État a déjà annoncé son intention de faire appel, mais il est convoqué le 13 octobre par le Parquet national financier pour connaître les modalités concrètes de son incarcération.
Une cellule réservée à la prison de la Santé
Selon les informations de RTL, une cellule a déjà été préparée pour Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris. Il devrait y être placé dans le quartier des personnes vulnérables, communément appelé le « quartier VIP ». Cette zone accueille des détenus nécessitant une protection particulière et permet d’éviter tout contact avec les autres prisonniers de la détention classique.
Les cellules de ce quartier ne sont pas plus spacieuses que les autres : elles varient entre 9 m² et 12 m². L’ancien président y sera incarcéré seul, sans codétenu.
Des conditions identiques aux autres détenus
Hugo Vitry, secrétaire local du syndicat FO Justice à la maison d’arrêt de la Santé, a insisté auprès de BFMTV : « L’ancien président ne bénéficiera d’aucun traitement de faveur. Les cellules n’ont rien de moins, rien de plus, que les autres cellules des autres bâtiments. Il aura sa douche en cellule, le frigo, la télé, comme tous les autres détenus. »
En détention, Nicolas Sarkozy pourra disposer d’une heure de promenade quotidienne, au minimum, conformément au régime appliqué aux autres prisonniers.
Une incarcération historique
Cette condamnation et la perspective de l’incarcération d’un ancien président marquent un tournant historique dans la vie politique et judiciaire française. Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs pour avoir laissé son entourage solliciter des financements auprès de la Libye de Mouammar Kadhafi lors de la campagne présidentielle de 2007.
La décision de justice et les conditions de sa détention seront désormais scrutées de près, tant elles incarnent un précédent inédit dans l’histoire de la République.





