Cédric Jubillar visé par une nouvelle enquête après des appels insistants depuis sa cellule à son ex-compagne

Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête préliminaire pour « subornation de témoins » et « appels malveillants réitérés » visant Cédric Jubillar.
L’homme de 37 ans, incarcéré à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses et attendu devant la cour d’assises du Tarn le 22 septembre pour le meurtre de son épouse Delphine, est soupçonné d’avoir tenté à plusieurs reprises de contacter son ancienne compagne, Jennifer C.
Jeudi soir, Jubillar aurait multiplié les appels vers la jeune femme, connue pour avoir affirmé cet été que le plaquiste lui avait « avoué avoir étranglé Delphine ». Dans un message vocal, il se serait montré insistant : « Réponds quand je t’appelle ! Tu as peur de quoi ? » Ces appels marqueraient la première tentative de contact depuis ses révélations médiatiques.
Vendredi, le procureur général de Toulouse, Nicolas Jacquet, a confirmé que Jennifer C. figurait jusque-là parmi les personnes que Jubillar était autorisé à joindre par téléphone fixe depuis son isolement. Cette autorisation a été immédiatement révoquée.
« Il a tenté de joindre ma cliente à cinq reprises, assaillant son téléphone. Pourquoi ? Nous pouvons légitimement nous interroger », a déclaré au Figaro Me Joaquinito Maria Alogo de Obono, avocate de Jennifer C.
Face à ces faits, une enquête a été ouverte. Jennifer C. a été entendue dimanche par les enquêteurs en qualité de victime potentielle. Les avocats de Cédric Jubillar n’ont, pour l’heure, pas répondu aux sollicitations.

