Bayrou provoque la colère des policiers en évoquant des « contrôles au faciès »

À la veille de son départ annoncé et à quelques heures du vote de confiance prévu lundi, François Bayrou s’attire les foudres des forces de l’ordre.
Lors d’une interview accordée dimanche au média Brut, le Premier ministre a reconnu l’existence de « contrôles d’identité plus fréquents selon la situation, le quartier, la couleur de la peau ».
Interrogé par le journaliste Rémy Buisine, François Bayrou a répondu sans détour :
« Il y a des contrôles au faciès, c’est ça quelque part ? », lui a demandé le journaliste.
« Oui, sûrement », a affirmé le Premier ministre, ajoutant : « Je n’ai pas de doute qu’un certain nombre de jeunes, dans certains quartiers, sont contrôlés plus souvent que d’autres jeunes dans d’autres quartiers. »
LES FORCES DE L’ORDRE DÉNIGRÉES PAR LE PREMIER MINISTRE
— ACTU Forces De l´Ordre (@ActuFDO) September 7, 2025
En affirmant que les contrôles dépendraient « de la couleur de la peau », Bayrou insulte l’honneur et le professionnalisme de milliers de policiers et gendarmes.
Les forces de sécurité intérieure méritent respect et… pic.twitter.com/PQWtZaDkf3
Ces déclarations ont aussitôt fait réagir le syndicat Alliance Police Nationale, qui dénonce des propos « inacceptables » et accuse François Bayrou de « stigmatiser » les policiers.
À force de multiplier les apparitions médiatiques, le chef du gouvernement s’expose aux critiques.
Cette fois, ses mots font bondir les syndicats de police, alors que le climat politique est déjà tendu à l’approche du vote de confiance.

