Nogent-sur-Oise : Appelés pour maltraitance animale, les policiers découvrent deux enfants de 2 et 10 ans vivant dans un logement insalubre

La rue de Saint-Just, à Nogent-sur-Oise (Oise), a été en effervescence ce lundi 1er septembre. Appelée pour un signalement de maltraitance animale, la police a découvert qu’au-delà des animaux maltraités, deux enfants vivaient dans des conditions indignes.
Les forces de l’ordre — police municipale et nationale — interviennent chez des particuliers en présence des services sociaux. Comme le relate Actu.fr, l’odeur pestilentielle qui s’échappe de la maison est telle que certains secouristes vomissent sur place. « On sentait cette odeur incroyable depuis le trottoir d’en face », souffle un participant.
Une trentaine d’animaux retirés
À l’intérieur, quatre gros chiens de garde, des portées de chiots, une dizaine de chats et autant de lapins survivent dans un logement insalubre. Au total, une trentaine d’animaux, confiés depuis à deux associations : Animaux sans toit et Les Oubliés 45, spécialisée dans la prise en charge des Malinois.
Depuis plusieurs mois, les voisins se plaignent d’aboiements incessants et de cris. Le signalement transmis aux autorités déclenche cette intervention exceptionnelle.
Deux enfants en danger
Les policiers découvrent également deux enfants, âgés de 2 et 10 ans, vivant dans les mêmes conditions. L’un d’eux présente un hématome à la tête, suscitant de nouvelles interrogations. Le couple, placé en garde à vue, doit s’expliquer au commissariat.
« Les lieux n’étaient ni adaptés aux enfants ni aux animaux tant ils étaient insalubres », résume une source policière. Les enfants sont pris en charge par les services sociaux et placés en observation médicale.
Un procès en octobre
Le couple est convoqué en octobre devant le tribunal de police pour répondre des faits de maltraitance animale. Mokhtar Allouache, adjoint au maire délégué aux situations d’urgence, est présent lors de l’ouverture du logement. « Heureusement qu’on est arrivé à temps pour les enfants. Ça aurait pu plus mal se terminer. Un policier m’a dit : ‘On en a déjà fait beaucoup des maisons insalubres, mais comme celle-là, jamais’. »
L’élu salue la réactivité des services municipaux, du commissariat de Creil, des associations et du Samu.

