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« Sans eux, je ne vois pas comment j’aurais pu sortir » : Secourue par les gendarmes du PGHM, elle exprime sa gratitude envers les sauveteurs

·La rédaction⏱ 2 min
« Sans eux, je ne vois pas comment j’aurais pu sortir » : Secourue par les gendarmes du PGHM, elle exprime sa gratitude envers les sauveteurs

Elle tremble encore, mais son soulagement est palpable. Delphine, 40 ans, tout juste redescendue sur le bitume de la vallée de la Vésubie, peine à réaliser ce qu’elle vient de vivre. Secourue par les gendarmes du PGHM, elle raconte son calvaire avant la délivrance.

« Ça finit bien… J’ai un peu honte. C’est la première fois que j’appelle les secours en montagne », souffle cette Réunionnaise chez Nice-Matin. En vacances chez ses parents dans la Cité des Anges, elle part en groupe sur la via ferrata de Lantosque avec ses deux enfants de 10 et 14 ans, Delphine ne s’attendait pas à un tel parcours.

« J’ai l’habitude de randonner, de faire de l’escalade en salle… Je crois que je me suis un peu surestimée. » Les enfants ont pris de l’avance, mais elle, soudain, n’a plus de force. « Tout mon corps a lâché. Mes bras en premier. Je tremblais de partout. » Des randonneurs l’encouragent, elle tente de repartir, en vain.

Une intervention minutieuse

À bout de forces, Delphine finit par alerter les secours. L’appel parvient au peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) basé à Saint-Sauveur-sur-Tinée. Le major Philippe Grosskost, en plein exercice à Roure, interrompt l’entraînement pour intervenir avec Mika, gendarme de Tarbes.

Après une heure de route, ils rejoignent la via ferrata par une échappatoire, l’hélicoptère étant inutilisable à cet endroit escarpé. « Elle n’était pas blessée, accrochée à la ligne de vie, mais très fatiguée, » précise le major dans le quotidien régional. Les secouristes évaluent son état, l’attachent à eux et entament une longue progression sur la paroi verticale. Soutenue et rassurée, Delphine parvient enfin à sortir de ce piège de roche et de vide.

Entre honte et reconnaissance

Soulagée, elle retire casque et baudrier, un sourire mêlé d’émotion aux lèvres. « Je ne suis pas quelqu’un de stressé, mais en une heure et demie, on passe par tous les états. Sans eux, je ne vois pas comment j’aurais pu sortir ! » Son fils a bouclé le parcours, sa fille aussi. Rassurée, Delphine peine toutefois à chasser une certaine culpabilité : « Les secours ont sans doute mieux à faire… »

« Ça peut arriver à tout le monde, et n’importe quand, » répond le major Grosskost. Il rappelle que les missions du PGHM sont parfois bien plus compliquées et que « les vrais montagnards, eux, sont reconnaissants ». Delphine, elle, ne cache pas sa gratitude envers ces « anges gardiens ».

La rédaction

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