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Oise : après s’en être pris aux policiers, il assène un violent coup de pied au chat mascotte du commissariat

·La rédaction ⏱ 3 min
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Une dispute conjugale, beaucoup d’alcool, un couteau, des policiers outragés… et même un chat blessé. Le jeudi 14 août dernier, à Beauvais, la soirée d’un habitant de 40 ans a viré au chaos. Jugé ce lundi 18 août en comparution immédiate au tribunal judiciaire, il a dû répondre de violences, outrages et port d’arme blanche.

Tout commence par une dispute avec son épouse. « Je me suis pris la tête avec ma femme, je suis allé chez un ami et j’ai bu », a-t-il expliqué devant les juges. Comme le relate Actu.fr, dans le box, il reconnaît avoir absorbé un litre de whisky et 70 cl de vodka.

Une soirée qui dégénère

En croisant sa femme dans la rue, accompagnée de ses enfants et d’un autre homme, l’individu s’emporte. Après avoir pris à partie l’homme, il rentre chez lui chercher un couteau. « Je voulais l’intimider, lui faire peur. Je voulais défendre ma femme », tente-t-il de justifier.

Lorsque les policiers arrivent, la situation dégénère rapidement. L’homme, fortement alcoolisé et transpirant, garde le couteau dans sa poche, lame ouverte. Refusant d’être menotté, il projette une policière contre un véhicule et se débat au sol. Les forces de l’ordre doivent utiliser à plusieurs reprises le pistolet à impulsion électrique pour le maîtriser.


Des insultes et un coup de pied au chat

Emmené au commissariat, il poursuit ses outrages : « J’en ai rien à foutre de vous, n*que ta mère toi et la juge de Beauvais, je ne suis pas un enfant de chien de l’État », crache-t-il aux agents.
C’est alors qu’il croise « Police », le chat mascotte du commissariat depuis dix ans. Dans un accès de colère, il lui assène un coup de pied, projetant l’animal contre une vitre. Blessé, le chat a dû être soigné par un vétérinaire. « Le chat ne vous avait rien fait, pourquoi vous en êtes-vous pris à lui ? », s’étonne la présidente du tribunal. Tête baissée, le prévenu répond : « J’étais dans une alcoolémie et une colère tellement forte… J’ai honte. »

« Je regrette mes actes »

À l’audience, il fond en larmes. « J’ai honte des gestes et des paroles que j’ai eus envers les policiers. J’ai honte d’avoir frappé le chat alors que j’en ai moi-même à la maison. Je regrette mes actes. »

Sorti de prison fin juillet 2024 après dix ans de détention, il était suivi psychologiquement et sur le plan addictologique. « J’avais juré à ma mère que je ne retournerais pas en prison », souffle-t-il. La procureure de la République reste inflexible : « En dix ans de prison, on a le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes. On ne peut pas juste dire « je regrette » à l’audience. » Elle requiert 18 mois d’emprisonnement.

15 mois d’emprisonnement

Le tribunal le condamne finalement à 15 mois d’emprisonnement, dont six avec sursis probatoire pendant deux ans. Il devra suivre un travail, des soins addictologiques et psychiatriques. Les neuf mois restants seront aménagés en semi-liberté.
Il devra également indemniser la policière bousculée à hauteur de 550 euros et verser 250 euros aux trois autres agents. La propriétaire du chat, elle aussi policière, n’a formulé aucune demande.

La rédaction

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